Le low-cost, moins cher pour rapporter plus

©2006 20 minutes

— 

 
  — no credit

Un simple bâtiment, des escales de 25 minutes maximum, des destinations partout en Europe pour quelques dizaines d'euros... « MP2 », la nouvelle aérogare low-cost inaugurée hier, doit booster le trafic aérien de l'aéroport de Marseille-Provence d'un million de voyageurs dès la première année. Avec pour premier objectif de dynamiser l'économie locale. « Quand un avion se pose, c'est sept millions d'euros de retombées économiques par an », affirme le président de l'aéroport, Jacques Bigay. Près de 400 000 touristes supplémentaires sont attendus chaque année.

Côté emploi, la nouvelle aérogare, qui accueille cinq compagnies à bas prix dont la base française de l'irlandaise Ryanair, a généré l'embauche de 200 personnes, pour la navigation, la sûreté au sol ou les commerces. A terme, vingt lignes doivent être accueillies, qui permettront la création « de 1 000 emplois directs, et 2 000 emplois indirects », indique Jacques Pfister, président de la Chambre de commerce Marseille-Provence. L'arrivée des low-cost va-t-elle fragiliser l'emploi dans les autres compagnies opérant à Marignane ? « En France, on a tendance à considérer qu'il faut partager le gâteau, sans penser qu'il puisse grandir », estime Jacques Pfister. Les low-cost risquent-elles de délaisser la nouvelle aérogare en cas d'offre plus alléchante d'un aéroport concurrent ? « Nous avons signé avec Ryanair un contrat sur cinq ans », répond Pierre Régis, directeur de l'aéroport.

L. B.

Les chiffres : 14 Destinations desservies en hiver, et 19 au total en été. 13 Destinations ouvertes en Europe et au Maroc par Ryanair le 8 novembre. 3,7 Millions de passagers par an. C'est la capacité de MP2. 16,4 millions d'euros nécessaires au financement de l'aérogare assuré par la chambre de commerce et le département. 3 Marseille-Provence est le troisième aéroport de France (5,85 millions de passagers en 2005).