Un mirage pour l'emploi, selon la CGT

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« Ils annoncent 300 à 800 emplois. Mais, alors que des vols ont déjà commencé, pour l'instant, question emploi, c'est zéro, déplore Jean-François Sales, salarié à la direction technique de l'aéroport et délégué CGT. Les loueurs de voitures, les sociétés de restauration ont simplement adapté le planning de leurs salariés. La société qui nettoie les avions de Ryanair a baissé son prix de 20 % pour obtenir le marché et a même licencié quatre personnes parmi les salaires les plus élevés », relève le délégué CGT. Selon le syndicat, la concurrence des low-cost menace surtout « le personnel au sol », soit 400 des 4 000 personnes travaillant à l'aérogare, auquel il faut ajouter l'effectif marseillais d'Air France, compagnie la plus concurrencée, soit 800 personnes. Autre grief, la généralisation chez Ryanair d'embauches sous contrat irlandais, pour des personnels navigants basés à Marseille.