Les Puces ne sont pas à vendre

Mickaël Penverne

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Les Puces sont gérées par la Société provençale de la Madrague.
Les Puces sont gérées par la Société provençale de la Madrague. — P. Magnien / 20 Minutes

Les Puces des Arnavaux vont bientôt fêter leurs 25 ans. Le 3 juillet 1988, André Coudert achète le terrain et les bâtiments à Alstom un peu plus de 2, 7 millions d'euros. A l'époque, ces quatre hectares de friches industrielles n'intéressaient pas grand monde. Vingt-cinq ans plus tard, les Puces, qui emploient un millier de personnes et abritent plus de 300 boutiques, valent de l'or.

Trois cents locataires


Depuis 2011, le «centre commercial» fait parti d'Euromed 2, qui prévoit, à l'horizon 2030, une réhabilitation complète du quartier avec la construction de 18 000 logements et de 500 000 m2 de bureaux. Résultat, des rumeurs sur la vente des Puces et leur transformation font régulièrement surface. «Je ne suis pas vendeur, coupe court André Coudert. J'ai envie de conduire cette affaire jusqu'au bout. Je souhaite même améliorer le marché en faisant des travaux. Pour moi, c'est un lieu de paix où les gens sont indifférents à vos origines, où il n'y a pas de tensions et où la police n'intervient jamais. Je crois sincèrement qu'il contribue à l'apaisement dans le quartier.»

André Coudert reconnaît avoir contacté un architecte quand les Puces sont passées en zone Euromed 2. «Je ne savais pas ce qui allait se passer et je voulais savoir quoi faire, explique-t-il. On a pensé à des parkings, puisqu'il en manque en ville. Finalement, on a abandonné l'idée. Ils avaient déjà prévu d'en construire tout autour.»

Depuis, les contacts avec Euromed ne sont pas rompus mais le «principe du marché demeure», assure-t-il. Quant à une éventuelle expropriation, il dit ne pas s'en inquiéter. «Cela coûte très cher, fait-il remarquer. Et puis, j'ai 300 locataires. Qu'est-ce qu'ils en feraient ?»

■ « Requiem for a street »

Jusqu'au 26 août, la halle des Antiquaires abrite l'exposition « Requiem for a street », consacré à l'art urbain (graffiti, photo, design, etc.). Une trentaine d'artistes sont invités parmi lesquels Joan Ceccaldi, Frédéric Clavère ou encore Deuz. «Ils ont répondu à cette invitation avec une seule intention : celle d'écrire une autre page de l'art urbain en lettres capitales», écrit la Galerie Saint-Laurent qui organise l'événement.