Moins de collectes pour trier plus?

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En progrès, mais peut encore mieux faire. La société Eco-Emballages, chargée par l'Etat d'organiser le tri des emballages ménagers, a fait le point hier sur le recyclage des déchets dans sa région « Sud-Est » (Languedoc-Roussillon, Paca et Corse). Premier constat : la région est plutôt bien équipée, que ce soit en points d'apport volontaire (les bacs fixes installés dans la rue) ou en porte-à-porte (les bacs à roulettes mis à disposition dans chaque immeuble). « La totalité de la population est desservie, à l'exception de certains quartiers d'Aix et de Marseille, où il y a des difficultés liées à la densité d'habitation », estime Denis Blanchard, responsable régional chez Eco-Emballages.

Pour les ordures non-recyclables, « Sud-Est » est là aussi bien lotie, avec 47 % de la population bénéficiant d'une collecte plus de trois fois par semaine. Selon Eco-Emballages, il y a là des pistes d'amélioration : « On peut réduire fortement la fréquence des collectes en ville, assure Denis Blanchard. Cela permet de faire baisser les coûts et d'inciter les habitants à recycler plus. » Sur les dix-huit communes de l'agglomération de Marseille-Provence-Métropole (MPM), trois (dont Marseille) collectent leurs ordures tous les jours, et huit le font trois jours par semaine. Marseille a lancé en mars dernier un test dans le 9e arrondissement en supprimant la collecte le dimanche. En 2005, les habitants de MPM ont recyclé 29 kg d'emballages par personne, un chiffre inférieur à la moyenne nationale (47 kg) et à celle de « Sud-Est » (33 kg).

F. L.

Pour inciter les habitants à trier leurs déchets, Eco-Emballages prône l'embauche d'« ambassadeurs » pour faire du porte-à-porte. « On n'arrive pas à motiver les gens avec des courriers », note l'entreprise.