Le Comptoir de la Victorine attend toujours ses travaux

Amandine Rancoule

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Les artistes du Comptoir Toussaint-Victorine ont lancé une pétition en mars pour éviter d'être expulsés.
Les artistes du Comptoir Toussaint-Victorine ont lancé une pétition en mars pour éviter d'être expulsés. — P.Magnien / 20 Minutes

La pétition avait été signée par plus de 1 800 personnes. En mars, la compagnie «L'art de vivre» et le collectif de plasticiens «Les Pas perdus» avaient lancé un appel pour éviter d'être expulsés du Comptoir de la Victorine (3e). Les artistes ont décidé en janvier d'arrêter de payer leur loyer de 2 000 € par mois, en attendant une réhabilitation du lieu. «Nous ne payerons pas tant que les entretiens minimums ne sont pas faits», explique Dorine Julien, la directrice de production des «Pas perdus». Propriété de la mairie depuis cinq ans, le bâtiment est une ancienne usine d'allumettes dans laquelle de gros travaux sont à réaliser. «Pour le loyer, nous allons faire un étalement de la dette, indique André Malrait, l'adjoint au maire délégué au patrimoine. Le dossier a avancé : nous sommes en train de chiffrer les travaux d'urgence, mais la ville ne peut toujours pas supporter tout le coût.» Le conseil général a débloqué 2 millions. Le principe d'une aide a aussi été acté par le conseil régional. Mais sans donner de montant. «A ce jour, aucune réunion ne nous a été proposée par la ville, sans cela nous ne pouvons avancer», notait déjà en mars Cécile Helle, la vice-présidente déléguée à la culture à la région. «La situation se dégrade, le bâtiment s'abîme, on ne peut pas recevoir plus de vingt personnes alors que c'est le principe de nos créations partagées», déplore Dorine Julien. Deux candidats à la mairie sont attendus en juin au Comptoir, et une délibération devrait être adoptée le 17 juin en conseil municipal. D'ici là, les artistes vont certainement devoir prendre leur mal en patience.