Eviter la déscolarisation

Amandine Rancoule

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Une vingtaine d'enfants sont installés dans la caserne Cardot (14e).
Une vingtaine d'enfants sont installés dans la caserne Cardot (14e). — P.Magnien / 20 Minutes

Elles sont installées dans l'ancienne caserne de gendarmerie de Plombières (14e) depuis début novembre. Plus d'une centaine de familles Roms risquent d'être expulsées, après une décision de justice, de la caserne Cardot, réquisitionnée par des associations. Contactée, la préfecture n'a pas répondu. «Ces familles sont expulsées sans relogement et relâchées au coin de la rue, c'est une errance sans fin», souligne Jean Marc Bremond, du collectif de solidarité avec les Roms. Logés à Cardot, plus d'une vingtaine d'enfants ont pourtant trouvé le chemin de l'école. Les associations dénoncent la future déscolarisation de ces bambins «chassés de camp en camp».

«Ils reviennent angoissés»


«On a accueilli les enfants, qui ont rattrapé leur différence d'apprentissage avec les autres élèves, explique Laurent, instituteur au CP. Mais après chaque passage de la police dans leur camp, ils reviennent à l'école angoissés». Selon Anne, une autre institutrice, les expulsions font à chaque fois l'effet d'«une bombe» en classe. « La précarité de leurs vies rend difficile la concentration, même s'ils s'en sortent très bien», ajoute-t-elle. A Marseille, plus de 1 000 Roms seraient sans domicile.

■ Gardanne

En septembre, la mairie a installé une dizaine de familles Roms sur un site hors du centre-ville, avec électricité et eau potable. Depuis, les enfants du camp suivent une scolarité normale.