Des élus de gauche mobilisés contre une expulsion

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Poursuite de la mobilisation autour d'Amir Assoumani. Ce Commorien installé à Marseille depuis 1997 devait être expulsé hier dans le cadre de la circulaire Sarkozy. Placé en rétention administrative au Canet (14e) après son arrestation lors d'un contrôle d'identité, puis assigné à résidence depuis son jugement, Amir Assoumani devait être reconduit à la frontière. Son comité de soutien, réuni hier devant le collège Izzo (2e) où est scolarisée l'une de ses belles-filles, a rappelé que cet employé de la restauration « sans histoire et parfaitement intégré » correspondait aux critères de régularisation fixés par le ministère de l'Intérieur. « C'est injuste, son dossier est très solide ! », s'insurge Anissa, l'une de ses belles-filles. « Nous le mettons sous notre protection afin qu'il puisse vivre paisiblement ici. Il ne se rendra donc pas à la police ce soir », a affirmé hier la conseillère municipale Annick Boët, au nom du groupe PC.

Florent Bonnefoi