PIP: Un procès hors norme

Mickaël Penverne

— 

Jean-Claude Mas devrait être présent à l'ouverture du procès. (Archives)
Jean-Claude Mas devrait être présent à l'ouverture du procès. (Archives) — J.P. PELISSIER / REUTERS

Le procès de l'année s'ouvre mercredi à Marseille. Cinq personnes, dont le président fondateur de Poly Implant Prothèse (PIP) Jean-Claude Mas, comparaîtront pour tromperie aggravée et escroquerie. Ils sont soupçonnés d'avoir confectionné des implants mammaires avec du gel non conforme à la réglementation de 2001 à 2011. Plusieurs milliers de femmes, en France et ailleurs, ont dû retirer ces prothèses défectueuses à cause des inflammations engendrées par la rupture des implants ou à titre préventif.

 

 

Vers un renvoi de l'audience?

 

 

A ce jour, plus de 5.000 plaintes ont été reçues au parquet de Marseille, dont 220 venant de l'étranger. Plusieurs centaines de ces plaignantes pourraient être présentes mercredi. Deux cents avocats sont également attendus, ainsi que des dizaines de journalistes. Pour accueillir le plus grand nombre de personnes, le procès ne se déroulera pas au palais de justice comme d'habitude, mais au parc Chanot, où le palais de l'Europe a été transformé en immense salle d'audience. Jean-Claude Mas devrait être présent mercredi, mais son avocat a déjà annoncé qu'il demandera le renvoi du procès. Les débats doivent normalement durer jusqu'au 17 mai.

 

■ victimes

Le nombre de femmes qui se sont fait implanter les prothèses PIP est difficile à évaluer, surtout à l'étranger. Elles seraient 15 000 en France.