La « théorie de l'aire de jeux » dans six cités de la ville

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Pour l'instant, six cités marseillaise ont fait l'objet d'une de ces opérations : Félix Pyat (3e), La Solidarité (15e), Bassens (15e), la Paternelle (14e), Clos la Rose (13e) et la Sauvagère (10e). L'opération se déroule en cinq phases, pendant plusieurs mois. La première phase est répressive, avec des interpellations des « plans stups ». La deuxième est dissuasive, avec la présence renforcée des CRS pour couper le lien entre les vendeurs et les acheteurs et asphyxier les trafics. La troisième vise à améliorer le cadre de vie par l'enlèvement des carcasses de voitures et des encombrants. La quatrième, pilotée par la préfète à l'Egalité des chances Marie Lajus, permet de lutter contre le décrochage scolaire et le chômage. Enfin, la cinquième phase prévoit la création d'un « groupe de suivi » pour faire remonter les informations en cas de retour du trafic. « On ne promet pas monts et merveilles, explique le commissaire divisionnaire, Fabrice Gardon. On sait qu'on ne règlera pas tous les problèmes. On veut reconquérir l'espace public. C'est la théorie de l'aire de jeux : les gamins doivent pouvoir y aller quand ils le veulent. Les cités n'appartiennent pas aux dealers. »