Le biogaz couve dans les déchets

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Sous les gravats, trente mètres de déchets vous contemplent. Bienvenue à la décharge de Septèmes-les-Vallons, qui recueille chaque année 150 000 tonnes de « déchets ultimes » (qui ne peuvent être compostés ou recyclés) sur 54 hectares. Au début du mois, une enquête publique a été lancée. En projet : presque doubler sa capacité de stockage.

On y accède par une route qui serpente au pied du massif de l'Etoile. Passés l'entrée et les hauts tas de compost, il y a bien une parcelle où les ordures affleurent du sol mais, tout autour, on se croirait dans une gigantesque carrière. Le principe de gestion est simple : quand on creuse un nouveau « carreau » pour y entreposer des déchets, « on met au fond une couche d'argile, puis un film plastique et un liner, comme dans les piscines, pour empêcher les infiltrations d'eau dans le sol », explique Hervé Pernot, directeur du centre. Une couche de déchets, on recouvre, et ainsi de suite. Ça et là, de larges tuyaux de plastique noir sortent des gravats. Ils recueillent le gaz issu de la fermentation des matières organiques. Actuellement, la décharge produit 1 000 m3 de biogaz par heure. Le gaz est recueilli et brûlé, comme les liquides qui percolent au travers des ordures. Avec l'extension de la décharge, en 2011, la production de biogaz pourrait atteindre 3 000 m3. « On travaille à des solutions pour utiliser notre biogaz dans des moteurs de voiture ou produire de l'électricité », explique Hervé Pernot.

F. L.

La décharge de Septèmes envisage de passer de 150 000 à 250 000 tonnes de déchets stockés par an. La production de compost devrait elle aussi augmenter, passant de 3 750 à 15 000 tonnes par an.