L'Etat et la région à la course aux millions

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Dégainons les calculettes. Les négociations se sont ouvertes hier entre l'Etat, le conseil régional, les départements et les agglomérations de Paca pour définir les investissements du contrat de projet Etat-région (CPER) 2007-2013. A la clé : 692 millions d'euros de l'Etat, un milliard de la région, plus les participations des départements, dont déjà 500 millions mis sur la table par les Bouches-du-Rhône. Christian Frémont, préfet de Paca, est sorti très satisfait de la réunion : « On n'est pas d'accord sur tout, loin s'en faut, mais tout le monde a présenté une liste de projets resserrée, avec un consensus sur les grandes orientations : modernisation du réseau TER, gestion de l'eau, soutien à l'agriculture. »

Le son de cloche est totalement différent au conseil régional, principal signataire du contrat. « Les politiques de santé, d'aide sociale, d'aide à la justice de proximité ne figurent plus au CPER, dénonce Michel Vauzelle, président (PS) de la région. Nous allons continuer à négocier et nous resterons très aimables jusqu'au bout de la négociation. Mais si l'Etat ne fait pas un effort financier, nous ne signerons pas le CPER. » Alors que l'Etat assure qu'il investit 30 % de plus en Paca qu'avec le précédent CPER, la région dénonce « un bonneteau financier ». « A périmètre constant, l'Etat a réduit ses investissements de moitié », assure Christophe Castaner, vice-président (PS) de la région. Selon le calendrier fixé par le gouvernement, le CPER doit être impérativement bouclé avant la fin de l'année.

F. L.

Entre 2007-2013, Paca devrait bénéficier de plus de 600 millions d'euros de fonds européen. Selon la préfecture, cette dotation est en baisse de 15 % « seulement », contre 50 % dans la plupart des régions françaises.