«Une question juridique» plombe les salles de shoot

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Le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP), l'a signifié à la ministre de la santé, Marisol Touraine (PS), début janvier. Il n'instaurera pas de salle de consommation de drogues à Marseille. «En haut de la Canebière, il y a déjà beaucoup lieux de rencontres et d'associations qui s'occupent de ces gens, a-t-il expliqué jeudi. Et il y a une question juridique : qui est responsable si une personne meurt à l'intérieur ou en sortant ? L'Etat ? La Ville qui a donné l'autorisation ? Je ne sais pas.» Pourtant, même s'il s'en défend, arguant avoir «regardé le pour et le contre», le maire n'était pas farouchement opposé à l'idée, comme son adjoint Patrick Padovani. «Elles peuvent être un outil de réduction des risques», estimait-il en septembre. A l'époque, trois zones d'expérimentation avaient été localisées par les médecins : Saint-Charles, Sainte-Marguerite et les quartiers Nord. Ils seraient 5 000 à sniffer de la cocaïne ou à consommer des dérivés d'amphétamines selon les associations. A. R.