Marseille se fait une place dans le tourisme d'affaires

mickaël penverne

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Le palais du Pharo, bâti de 1858 à 1870, est un devenu centre de congrès en 1998.
Le palais du Pharo, bâti de 1858 à 1870, est un devenu centre de congrès en 1998. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Le Pharo a retrouvé son éclat. Après les intempéries de 2008, qui lui avaient coûté une partie de sa toiture, le bâtiment a connu presque cinq ans de travaux. Douze millions d'euros ont été injectés pour créer une salle plénière de 300 places, huit salles de commissions, et une nouvelle salle en sous-sol capable d'accueillir un millier de personnes en restauration assise. Ces nouveaux aménagements, qui s'ajoutent à l'auditorium et aux salles déjà existantes, créent une capacité d'accueil totale de 10 000 m2. Le palais du Pharo sera consacré essentiellement à l'organisation de congrès et de forums : les journées méditerranéennes du génie côtier et portuaire en mai, le troisième congrès mondial des aires marines protégées en octobre…

En 2008, la cité phocéenne a accueilli 267 000 journées d'affaires. En 2012, c'était 283 000 jours avec plus de 330 manifestations dont le sixième Forum mondial de l'eau. Avec l'achèvement de la rénovation du parc Chanot et l'augmentation de l'offre hôtelière (7 000 chambres dont 150 en 5 étoiles et 1 600 en 4 étoiles), Marseille est devenue une destination privilégiée pour les décideurs de la région. Le dix-huitième congrès européen sur la chimie organique (Esoc), qui sera organisé en juillet, a été gagné, par exemple, sur Cannes. Il accueillera 900 personnes. L'enjeu de cette compétition entre les villes est de taille.

Selon Dominique Vlasto, adjointe déléguée au tourisme, les congressistes dépensent entre 128 et 145 € par jour et par personne : en taxi, restauration, hébergement, etc. Ce qui représente un budget de 150 millions d'euros par an. «2012 fut une année un peu moins bonne que 2011, temporise-t-elle. La crise s'est fait ressentir et les entreprises ont fait attention à leurs dépenses. Mais avec la réouverture du Pharo, on repart sur bonnes bases pour 2014, et même 2015.»