Desserte de la Corse: la CMN crie au favoritisme pour l'appel d'offres

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La compagnie méridionale de navigation (CMN) tire à boulets rouges. Hier, son actionnaire principal, Stef-TFE, a estimé que la SNCM devait céder les 45 % de participation qu'elle détient dans la CMN. Motif : recapitalisée par l'Etat, « la SNCM ne peut conserver que les actifs indispensables à sa survie », estime Francis Lemor, président de Stef-TFE. Cette prise de position intervient un jour après que la Commission européenne a annoncé le lancement d'une enquête sur la privatisation de la SNCM. Autre pomme de discorde : l'existence d'une clause permettant aux repreneurs privés de la SNCM, Veolia et Butler, de rendre l'entreprise à l'Etat en cas d'échec dans l'appel d'offres lancé par la collectivité territoriale de Corse pour la desserte de l'île. La CMN y voit un moyen de pression pour que la SNCM soit retenue.