Deux sons de voix au rct

thibault vielle

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La cohésion qui unit depuis le début de la saison le président du RCT Mourad Boudjellal à son entraîneur Bernard Laporte semble presque inébranlable. Contre toute attente, les deux gros caractères de la rade toulonnaise s'entendent comme des larrons en foire, enfin surtout quand les Varois surfent sur une vague de succès comme ils l'ont fait en 2 012. La reprise s'est avérée plus compliquée pour les joueurs toulonnais avec une première défaite dans leur stade dimanche face au Racing-Métro (15-19).

L'hommage rendu au Racing


Après le match perdu face à leur bête noire parisienne, le président Mourad Boudjellal a tenu d'abord, comme son entraîneur, à féliciter ses adversaires : «Le Racing est venu jouer sa finale, j'étais quasiment certain qu'on allait perdre ce soir.» Le coach toulonnais Bernard Laporte a acquiescé en précisant «qu'il s'agissait là d'une des meilleures équipes du championnat qui ne méritait absolument pas son actuelle 10e place».

«Ne pas se voir trop beaux»


En revanche, les deux hommes forts du RCT ont une appréciation bien différente de l'état d'esprit montré par le groupe toulonnais. «Il faut arrêter de se voir trop beaux, tous les spécialistes encensent Toulon et ils ont bien analysé nos faiblesses, ça nous rappelle le chemin qu'il nous faudra parcourir», explique le président Mourad Boudjellal. «Les joueurs sont passés à côté de leur match, certes, mais cela reste des êtres humains. En tout cas, je n'ai jamais senti un sentiment d'invincibilité ou une même une once de manque d'humilité de leur part», tempère Bernard Laporte. Il semblerait que pour la première fois, le duo magique à la tête du RCT ne soit plus exactement sur la même longueur d'onde. ■

■ michalak est-il indispensable ?

L'absence du demi de mêlée international français, Frédéric Michalak a été très remarquée lors de la défaite contre le Racing. Laporte a confirmé son retour dans le groupe contre Cardiff samedi en H-Cup.