Trouver une crèche, peut-être à Noël

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Une place en crèche à Marseille ? « Il vaut mieux s'inscrire dès que la maman tombe enceinte, voire au moment où l'on décide d'avoir un bébé », prévient la responsable d'une crèche associative. Comme la plupart des grandes villes, Marseille est confrontée à une pénurie de crèches et de haltes-garderies. « C'est un problème national, mais c'est amplifié ici par le grand nombre de familles qui viennent s'installer au soleil », analyse Laurence Géronimi, trésorière de la crèche de la Confédération syndicale des familles (CSF). Ne recevant que des enfants des 11e et 12e arrondissements, la crèche de la CSF a déjà une liste d'attente d'une centaine de familles. « On construit beaucoup dans le quartier, mais les crèches ne suivent pas », estime Laurence Géronimi.

Le conseil général, qui délivre les agréments aux crèches, pointe le coût de ces structures : « Avec toutes les obligations légales en matière de locaux et de personnels, construire et faire fonctionner une crèche coûte excessivement cher. » Le personnel qualifié est de plus en plus rare, et préfère travailler dans les crèches municipales, pour la sécurité de l'emploi, alors que le secteur associatif représente plus de la moitié des crèches marseillaises. La mairie tempère : « Les parents ont tendance à inscrire leurs enfants dans plusieurs crèches à la fois. Et cela dépend aussi beaucoup des quartiers. » Dans les trois prochaines années, la municipalité veut subventionner plusieurs associations pour qu'elles ouvrent 600 places de crèche en plus.

F. L.

Marseille compte plus de 140 crèches et halte-garderies, dont 61 gérées par la mairie. Au total, elles peuvent accueillir quelque 6 000 enfants. La mairie a également acheté deux « bébé-cars » (des garderies mobiles).