Les pompiers toujours sur le qui-vive

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De la pluie en juillet, dix jours de mistral d'affilée en août : jusqu'ici, la saison des incendies a été « atypique » dans les Bouches-du-Rhône, estime le service départemental d'incendie et de secours (SDIS). Les sapeurs-pompiers sont intervenus sur 1 600 départs de feu en milieu rural, dont 180 feux de forêts, depuis le 1er juin. Pour le moment, 580 hectares ont déjà été brûlés, et la saison est loin d'être finie. Mais la mobilisation des services de secours est payante : « Plus de 97 % des feux n'ont pas brûlé plus d'un hectare, note le lieutenant Serge Bertani, au groupement opérationnel du SDIS. On n'hésite pas à frapper fort en envoyant 30 à 40 véhicules sur 5 hectares. C'est une tactique qui fonctionne. »

Trois gros incendies ont défrayé la chronique : le 30 mai, à Rousset, 148 hectares partent en fumée. Le 21 juillet, un feu parti du Var gagne Trets et brûle 213 hectares. Le 3 août, 41 hectares brûlent à Lançon. Les pompiers devraient rester mobilisés jusqu'au mois de septembre. Tout comme la population : « Il faut que les gens continuent à faire attention, martèle le lieutenant Bertani. Ne pas jeter de cigarettes sur les bords des routes, ne pas stationner à proximité d'herbes sèches, ne pas faire de barbecues... »

Une fois la saison terminée, viendra le temps du débroussaillement. En zone non-urbaine, les habitants ont l'obligation de débroussailler un rayon d'au moins 50 mètres autour de leur maison et 10 mètres de part et d'autre des voies d'accès. Les pompiers conseillent de réfléchir aux opérations dès septembre, afin de pouvoir commencer les travaux dès la fin de la saison estivale.

Frédéric Legrand

ville A Marseille, qui compte 9 000 hectares d'espaces naturels, les marins-pompiers sont intervenus sur près de 1 000 incendies durant le mois de juillet. Un chiffre stable par rapport aux deux années précédentes.