Parents et profs soutiennent les « tatas »

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Rendez-vous avait été donné mercredi à midi devant la mairie de Marseille, pour un « pique-nique revendicatif ». A l'heure dite, les manifestants avaient peu de sandwichs dans les mains, mais ils s'étaient bien mobilisés pour soutenir les « tatas » – ou « Atsem » (agents territoriaux spécialisés), dans le jargon de l'Education nationale. Institutrice à la maternelle Pommier (3e), Nathalie témoigne de la complexité de gérer seule une classe de 27 bambins. « Avec une « tata » à mi-temps, je dois réduire les ateliers d'apprentissage », regrette-t-elle. « On a obtenu, après la grève d'octobre, davantage de postes d'Atsem, mais nos diplômes ne sont toujours pas reconnus », déclare Nour, « tata » à Pommier. Président de la fédération FCPE 13, Jean-Philippe Garcia demande que « plus de moyens soient investis dans les maternelles ». « A Marseille, les Atsem doivent aussi faire le ménage », indique-t-il. « Et il y a une disparité de leur nombre selon les arrondissements », souffle une enseignante.C.D