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mickaël penverne

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Les studios de la Belle de mai intéressent les groupes étrangers.
Les studios de la Belle de mai intéressent les groupes étrangers. — PIERRE PLANCHENAULT

Après la culture, Marseille se verrait bien devenir la capitale du cinéma. La cité phocéenne a entamé des discussions avec deux groupes étrangers, les studios britanniques Pinewood et la société américaine Raleigh, pour qu'ils installent ici une partie de leurs plateaux de tournage. Les équipes de Pinewood, qui ont produit notamment le dernier James Bond, ont contacté la mairie lors du dernier festival de Cannes. Elles semblent intéressées notamment par le savoir-faire technique développé depuis plusieurs années au Pôle média de la Belle de mai.

Une place forte du cinéma
Quant au groupe Raleigh, il semble hésiter entre Marseille et Toulouse où un architecte, Bruno Granja, tente depuis plusieurs années de convertir une ancienne caserne militaire en studios de cinéma. Britt Penrod, vice-président du groupe, doit bientôt venir ici. Officiellement, il n'y a pas de concurrence entre les deux villes. « Je ne suis pas inquiet, sourit Bruno Granja. J'ai l'appui des collectivités et de l'État. Et j'ai le groupe Raleigh tous les jours au téléphone. Je serais avisé s'il y avait le moindre problème ». À Marseille aussi, on joue la carte de l'apaisement. « Si on arrive déjà à faire venir un des deux groupes, on sera content », assure Éliane Zayan, conseillère municipale déléguée au cinéma. L'enjeu est considérable. L'installation d'une de ces sociétés pourrait créer à elle seule entre 4000 et 5000 emplois directs et indirects. En 2011, Marseille a accueilli près de 1 200 jours de tournage. Les retombées économiques indirectes, comme l'hébergement des équipes ou la restauration sont estimées à 6,7 millions d'euros. « Quand on investit un euro dans un film, il y a huit euros de retombées », résume Éliane Zayan.