Les sept familles roms vont devoir quitter Plombières

Amandine Rancoule

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Les familles sont là depuis un an.
Les familles sont là depuis un an. — p.magnien/20 minutes

Personne ne sera à la rue. L'association d'insertion par le logement Ampil et la fondation l'Abbé Pierre l'assurent. A l'espace solidaire d'hébergement (ESH), sept familles Roms sont actuellement logées dans un hangar depuis un an et demi. Mais, il y a quelques jours, une lettre d'un collectif de soutien aux habitants de l'ESH, jusqu'alors inconnu, a semé le trouble. « L'Ampil a décidé de mettre fin au dispositif de manière anticipée et demande aux familles de quitter les lieux », peut-on y lire.

Des nuits d'hôtel
« Ce n'est pas une expulsion, c'est une fermeture : le bail arrive à sa fin le 31 décembre », se défend Marion Bonnet, la coordinatrice de la mission Roms à l'Ampil. Du côté du conseil régional, seule collectivité à financer le projet, on veut également rétablir « la vérité ». « Le temps de trouver un nouveau local, les familles iront à l'hôtel », précise Gaëlle Lenfant (PS). Les familles craignent de retrouver la précarité. « Avant, on était dans des squats, souligne Floréa. Maintenant, il n'y en a plus, c'est la rue. » Par ailleurs, depuis plusieurs mois, le hangar est la cible de menaces. Une voiture a foncé dans le portail d'entrée. Selon une source, cette attaque pourrait être en lien avec le trafic qu'aurait menée l'une des familles ayant, depuis, quitté le hangar. Face aux menaces, l'Ampil a engagé gardiens et chiens. Le coût : 35 000 € par mois. « On fait de l'insertion, pas du gardiennage », s'emporte Marion Bonnet, qui cherche un nouveau lieu où les familles seraient davantage en sécurité.

le projet

Les familles Roms devaient s'installer le temps de mettre en place un suivi administratif et social, et de préparer la fin de la prise en charge en termes de logement. Sur 10 familles, deux ont été relogéeset une autre a quitté les lieux.