La grève mijote toujours chez McDo

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Les négociations entamées samedi après dix neuf
jours de grève au restaurant McDonald’s de la Blancarde (4e) n’ont pas abouti, a-t-on appris hier de source syndicale. Les discussions entre syndicat et direction ont eu lieu sous l’égide de l’inspection du travail. « Le PDG ne s’est pas déplacé, regrette Majid Bensaïd, délégué CGT. La personne qui le représentait n’avait pas de marge de manoeuvre pour
prendre des décisions. » Les grévistes réclament des
embauches, l’élection de délégués du personnel et des promotions. « On a notamment deux salariés qui, depuis un an, font un boulot de manager sans être payé pour », assure Madjid Bensaïd. Selon la CGT, des problèmes comparables existent dans d’autres McDonald’s de la ville. Mais la mobilisation dans le secteur de la restauration rapide, qui emploie
beaucoup d’étudiants et de temps partiel, est très difficile. La dernière remonte à février dernier : plusieurs salariés d’un restaurant Quick du dixième arrondissement avaient manifesté pour protester
contre les menaces de licenciement d’un collègue,
délégué syndical. Ala Blancarde, selon le décompte de la CGT,McDonald’s emploie 43 personnes, dont 80 % à temps partiel, « les temps pleins correspondant aux emplois de gestion ». «Avec un chiffre d’affaires équivalent, le restaurant d’Aubagne a 60 salariés. » McDonald’s compte actuellement dix huit restaurants et 1 200 employés à Marseille. Les établissements sont tous gérés par la même entreprise, franchisée
du groupe américain. L’inspection du travail a proposé aux deux parties d’organiser aujourd’hui une nouvelle
réunion.

Frédéric Legrand