La LGV PACA bouge encore

mickaël penverne (avec jean christophe magnenet à nice)

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Une trentaine d'opposants à la LGV se sont rassemblés à Marseille.
Une trentaine d'opposants à la LGV se sont rassemblés à Marseille. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

La ligne à grande vitesse (LGV) PACA n'est pas encore enterrée. Le préfet de région, Hugues Parant, a reçu mercredi partisans et opposants à ce projet. Après plus de deux heures d'exposés, « la création d'une infrastructure nouvelle (...) a été débattue ». A la sortie, les opposants à la LGV n'en doutaient pas : il y aura bien une nouvelle ligne ferroviaire.

Entre 15 et 20 milliards d'euros
« Mais est-ce que ce sera une LGV ? Quelle sera son tracé ? Comment sera-t-elle financée ? s'inquiète Didier Cade, vice-président du collectif Stop LGV Sud Sainte-Baume. Pour l'instant, on n'en sait rien. » Pour lui, le préfet joue sa dernière carte pour convaincre l'Etat de financer la LGV PACA. Certains grands élus de la région commencent également à se mobiliser. Mercredi, à Nice, Michel Vauzelle, le président PS du conseil régional, s'est montré même alarmiste : « Sans une nouvelle ligne ferroviaire entre Nice et Marseille, c'est la fin du développement de notre région ». Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a mis en place mercredi la commission du Schéma national des infrastructures de transport (SNIT), composée de parlementaires et de « personnalités qualifiées ». Etabli par le précédent gouvernement, le SNIT coûte 245 milliards d'euros. Une somme astronomique qui « n'est plus compatible avec l'objectif de retour à l'équilibre des finances publiques », a estimé Frédéric Cuvillier. La commission est donc chargée « de trier, hiérarchiser, et mettre en perspective les grandes infrastructures ». Elle devra donner « la priorité aux transports du quotidien, à la rénovation des réseaux existants et l'amélioration à court terme du service rendu aux usagers ». Cette commission a six mois pour rendre sa copie. Selon les estimations, la LGV PACA pourrait coûter entre 15 et 20 milliards d'euros.

commission

La commission du SNIT est composée notamment d'André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme (PCF), Michel Delebarre, sénateur du Nord (PS), Louis Nègre, sénateur des Alpes Maritimes (UMP), ou encore Yves Crozet, économiste.