Les opposants à la LGV Paca maintiennent la pression

caroline delabroy

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La LGV suscite une forte opposition.
La LGV suscite une forte opposition. — p. magnien / 20 minutes

Un front du refus toujours mobilisé contre la LGV Paca. Tel était le message délivré vendredi par les élus d'Aubagne. « Si on nous ressert, avec le même emballage, le même projet tout aussi destructeur, avec les mêmes conséquences environnementales, ce sera encore une fois non », a lancé le maire (PCF) Daniel Fontaine et la présidente (PCF) de l'agglomération, Magali Giovannangeli, lors d'une conférence de presse réunissant plusieurs collectifs d'opposants.

D'autres solutions
En juillet, le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, avait affirmé que, pour des raisons d'économie, le gouvernement allait abandonner certains projets de ligne à grande vitesse. Or « les marchés publics font toujours référence à une ligne à grande vitesse », affirme Olivier Lesage, responsable de l'association Stop TGV Coudon. Quant au dernier comité de pilotage, réuni le 12 juillet, il a réaffirmé la nécessité de construire une nouvelle ligne qui accueillerait les TGV mais aussi des TER et des trains de fret. Mais là aussi, les associations s'y opposent. Contre la saturation du réseau de transport, elles avancent d'autres solutions telles que des voies réservées au bus sur l'autoroute ou la gratuité sur les grands axes. Pour Jean-Yves Petit, vice-président Europe Ecologie - Les Verts du conseil régional, une « réflexion nouvelle » doit porter sur l'horizon 2030-2040 et tenir compte de « la situation sociale de la région ». Enterrée ou non, la LGV suscite toujours autant de débats.

15 milliards

Si elle voit le jour, la LGV devrait desservir les métropoles de la région (Marseille, Toulon, Cannes et Nice) mais aussi passer sur le territoire de plus petites communes comme Aubagne. Son coût est estimé à 15 milliards d'euros.