travelzoo_logoLes villes ne se résument plus uniquement à leurs centres, et les quartiers périphériques sont désormais des lieux porteurs d’une dynamique nouvelle. Des œuvres souvent éphémères y naissent à profusion. Ces dernières, laissées sur les murs par les artistes de rue, remplacent le patrimoine souvent pauvre de ces zones périurbaines délaissées. Les peintures dégagent un message, inspirent et invitent à réfléchir sur une situation sociale ou politique, soulignent des mots qui ne peuvent être exprimés autrement.

Les raisons de l’essor de cet art non-autorisé? Des œuvres percutantes, l’expression d’une culture bien particulière, des créations identitaires reflet d’une pensée commune, un art gratuit offert au public.

De Bristol à New-York en passant par Berlin, Paris, Lisbonne, Istanbul, Zagreb, Bangkok ou encore Melbourne, le street art a maintenant ses propres itinéraires que nous vous invitons à découvrir.

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En France

À Lille, une visite de l’art mural à vélo permet la découverte de nouveaux secteurs. À Paris, des quartiers s’animent autour de parcours dédiés au street art tels que Belleville, le 20ème arrondissement, le canal de l’Ourq, le 13ème arrondissement et sa butte aux cailles, où peuvent s’élever des fresques monumentales.

Du point de vue culture urbaine, difficile de ne pas évoquer Marseille où l’art de rue a vraiment décollé dans les années 80. Mais passé inaperçu, car combattu par les autorités,  il renait quelque peu de ses cendres grâce à des initiatives portées par l’atelier Juxtapoz qui ouvre ses portes au graffeurs ou encore UnderArtGround qui expose des œuvres au grand public. D’autre part, l’évènement Marseille 2013, capitale européenne de la culture, a aidé à la mise en place de manifestations ponctuelles telles que le Street Art Festival au Cours Julien qui s’est déroulé en 2014.

Outre-manche

Londres et Bristol sont les principales toiles d’expression à ciel ouvert de Banksy, le graffeur le plus célèbre du Royaume-Uni. Ce nom laissera peut-être bon nombre d’entre vous dubitatif mais ces œuvres ont fait le tour du monde et parlent en sa faveur. Dispersées à Bristol, Londres et ses faubourgs, de nombreux tours à pied ou à vélo s’organisent pour les observer.

À l’étranger

De très grands comme JR, Cobra, Banksy, Keith Haring, Ron English ou encore Tristan Eaton ont laissé leur trace dans la Grande Pomme, Philadelphie compte 3500 «murals» réalisés par les habitants eux-mêmes. En Amérique du sud, les propositions de «tours gratuits» (free tours) à la découverte du street art fleurissent à Valparaiso au Chili ou encore à Buenos Aires, capitale de l’Argentine. Plus proche, le MUU Street Art Museum de Zagreb, inauguré en 2010, répertorie les fresques éparpillées dans la capitale croate. À Montréal, la galerie Fresh Paint! accueille des œuvres d’artistes locaux et internationaux.

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