C'est quoi une plage?

Marie Tissier

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La dune du Pyla est la plus grande d'Europe.
La dune du Pyla est la plus grande d'Europe. — Travers / Sipa

ÇA S'EXPLIQUE - Ce n'est pas parce qu'on est en vacances qu'il faut mettre son cerveau sur pause. Carlos Oliveros, du bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), répond à la question: «C’est quoi une plage?»...

La plage. La playa. La côte. Le littoral. L'océan. La grève. Le rivage. Le bord de mer. Vamos...  Si tout le monde visualise bien ce que représente le mot, sa structure géologique, elle, est un peu plus complexe. «La plage est une accumulation de sédiments située au bord de la mer ou d'un cours d'eau, composée de matériaux meubles en grains, plus ou moins petits. Il peut s'agir de sable, de galets ou même de rocs», détaille le spécialiste des côtes, Carlos Oliveros, du bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

Donc, oui: une plage de galets est bien une "vraie" plage, n'en déplaise aux médisants. Sauf que par exemple, une accumulation de galets qui proviendrait d'un effondrement ne peut pas être considérée comme telle: «Il faut une pente douce, un relief doux et régulier.» En revanche, «on ne parle pas de plage quand cette étendue est composée de vase (ce sont des vasières), ou comme cela peut être le cas Outre-mer, de mangroves», précise Carlos Oliveros.

Et la plupart du temps, les plages sont des accès à la baignade, même si elles sont parfois interdites pour des risques quelconques (requins, pollution, etc.).

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Un mouvement constant

Et à l'arrière on trouve souvent une accumulation de galets ou de sable: les dunes. «Beaucoup ont été provoquées par l'homme afin d'empêcher la dispersion du sable dans les terres. Si ce n'est pas le cas de la dune du Pyla, c'est celui d'une bonne partie des dunes de la côte Aquitaine», commente le responsable de l'unité risques côtiers du BRGM.

Les épis et les brise-lames sont aussi utilisés pour ralentir les déplacements de sable le long des plages et parfois pour augmenter la surface de petites plages, qui deviennent ainsi des plages artificielles. Car le sable, tout comme les galets, est en mouvement constant. Il n'arrête pas de se déplacer. « D'une année sur l'autre, même si l'on revient au même endroit sur la même plage, il sera complètement différent. Des dizaines, des centaines de milliers de mètres cubes se promènent.» Sur la plage, cela ne sert donc à rien de marquer son territoire.

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