Pourquoi porte-t-on des maillots de bain?

Rédaction 20 Minutes
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Marilyn Monroe pose en maillot deux pièces, au début de sa carrière dans les années 1950.
Marilyn Monroe pose en maillot deux pièces, au début de sa carrière dans les années 1950. — credit magazine

ÇA S’EXPLIQUE – Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’il faut mettre son cerveau sur pause. Sociologue et directeur de recherches au CNRS, Jean Viard répond à la question: «Pourquoi porte-t-on des maillots de bain?»

Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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Marie Tissier




ÇA S’EXPLIQUE – Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’il faut mettre son cerveau sur pause. Sociologue et directeur de recherches au CNRS, Jean Viard répond à la question: «Pourquoi porte-t-on des maillots de bain?»

Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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Marie Tissier


pub Carambar

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Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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Marie Tissier


cartes postales de mauvais goût

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Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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Marie Tissier




ÇA S’EXPLIQUE – Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’il faut mettre son cerveau sur pause. Sociologue et directeur de recherches au CNRS, Jean Viard répond à la question: «Pourquoi porte-t-on des maillots de bain?»

Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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Marie Tissier




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Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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Marie Tissier




ÇA S’EXPLIQUE – Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’il faut mettre son cerveau sur pause. Sociologue et directeur de recherches au CNRS, Jean Viard répond à la question: «Pourquoi porte-t-on des maillots de bain?»

Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


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Marie Tissier


les bords de Marne

ÇA S’EXPLIQUE – Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’il faut mettre son cerveau sur pause. Sociologue et directeur de recherches au CNRS, Jean Viard répond à la question: «Pourquoi porte-t-on des maillots de bain?»

Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


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Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


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Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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Marie Tissier




ÇA S’EXPLIQUE – Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’il faut mettre son cerveau sur pause. Sociologue et directeur de recherches au CNRS, Jean Viard répond à la question: «Pourquoi porte-t-on des maillots de bain?»

Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


>>> Retrouvez tous nos articles "Bronzer moins bête"


 


Marie Tissier




ÇA S’EXPLIQUE – Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’il faut mettre son cerveau sur pause. Sociologue et directeur de recherches au CNRS, Jean Viard répond à la question: «Pourquoi porte-t-on des maillots de bain?»

Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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tout-nus

ÇA S’EXPLIQUE – Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’il faut mettre son cerveau sur pause. Sociologue et directeur de recherches au CNRS, Jean Viard répond à la question: «Pourquoi porte-t-on des maillots de bain?»

Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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ÇA S’EXPLIQUE – Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’il faut mettre son cerveau sur pause. Sociologue et directeur de recherches au CNRS, Jean Viard répond à la question: «Pourquoi porte-t-on des maillots de bain?»

Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


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Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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ÇA S’EXPLIQUE – Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’il faut mettre son cerveau sur pause. Sociologue et directeur de recherches au CNRS, Jean Viard répond à la question: «Pourquoi porte-t-on des maillots de bain?»

Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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ÇA S’EXPLIQUE – Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’il faut mettre son cerveau sur pause. Sociologue et directeur de recherches au CNRS, Jean Viard répond à la question: «Pourquoi porte-t-on des maillots de bain?»

Le souvenir de ce latino en maillot léopard qui bouscule les enfants du plongeoir dans une vieille pub Carambar, ou celui des cartes postales de mauvais goût des années 1980-1990 où les strings fluo remontent sous les épaules des adeptes des cours made in Véronique et Davina...


Au cœur de ces coquettes réminiscences, un vêtement : le maillot de bain. Mini, mono, long, court, une pièce, deux pièces, en slip ou en short, c'est le compagnon de vacances de la majorité des estivants. Car l'été, le sociologue Jean Viard le rappelle: «C'est le moment où l'on a besoin de soleil, d'eau et de découvrir son corps.»


Le XXe siècle au cœur de l'évolution


Mais on revient de loin. Le XXe siècle aura été celui de l'évolution du vêtement de baignade.«Les bains de mer ont débuté au XIXe. On se trempait alors tout habillé et les messieurs et les dames se baignaient séparément. Le tourisme populaire des bords de fleuves ou de rivières, comme les guinguettes, ou les bords de Marne s'est développé. Avec les Jeux Olympiques, et Pierre de Coubertin qui a encouragé  le sport à entrer dans les écoles, sont arrivés les nouveaux rapports au corps.» Le corps se retrouve ainsi «désérotisé» par le sport. Les activités changent: on passe de la baignade à la natation. On a donc le droit de se dénuder un peu plus.


Le maillot raccourcit au fil des années. «C'est même un ingénieur de chez Renault qui a créé le deux pièces ! Mais à l'époque, les Françaises étaient tellement prudes qu'aucun mannequin n'a accepté de le porter», s'amuse le sociologue. Il faudra attendre le cinéma américain et les pin-up pour que la nouvelle mode démarre.


Le naturisme, moins érotique


Durant les années 1970, le monokini fait son bout de chemin. Mais en ce début de XXIe siècle, le petit slip a beaucoup reculé. «On voit un net retour du maillot de bain une pièce, parce qu'il améliore la silhouette. Il a été complètement retravaillé : il est aujourd'hui assez couvrant devant et très peu derrière», dépeint Jean Viard.


Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


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Et alors, puisqu'on était arrivé au développement du monokini, pourquoi ne sommes nous pas tous tout-nus sur les plages? «On voit de plus en plus de naturistes, grâce aux influences scandinaves et allemandes. Dans ces pays, il existe une grosse différence de culture : ils ont un rapport à la nature beaucoup plus direct», note le spécialiste, qui assure qu'avec la montée de l'écologie, ce mouvement très discret est aujourd'hui en développement constant. «Et paradoxalement, il n’est pas érotique. C'est un naturisme plutôt éduqué. Ceux qu’ils appellent «les textiles» (ceux qui portent des maillots de bain) sont  bien plus érotisés qu'eux», assure Jean Viard.


C'est donc bien le morceau de tissu qui apporte du piquant à la tenue de plage... Toute proportion gardée évidemment...


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