Cela fait maintenant un an que Bordeaux ne se trouve plus qu’à deux heures de Paris. Pendant les six mois qui ont suivi l’ouverture de la ligne à grande vitesse, la SNCF a vu bondir le trafic de 70% par rapport au deuxième semestre de l’année précédente. La ville d’Alain Juppé est attractive, et pas que pour les Franciliens. «20 Minutes» a voulu en savoir plus, et a demandé à des Girondins leurs bons plans, afin de profiter de Bordeaux comme un Bordelais.

L’incontournable

Ancienne caserne militaire réaménagée, le Darwin Eco-Système est un lieu alternatif placé sous le signe du développement durable. Espace de travail le jour, c’est aussi un bon endroit pour chiller. Bordelais depuis quatre ans, Nicolas Corroyez décrit «un lieu écologique, avec des jardins, un restaurant bio». Rémi Faubladier, trésorier de l’association Greeters Bordeaux qui accueille les nouveaux venus dans la ville évoque aussi «des concerts et des DJ sets». Selon lui, «ça surprend toujours de prendre un verre les pieds dans le sable», et c’est pourtant possible au Darwin, situé rive droite Quai des Queyries.

A l’heure anglaise

L’ambiance très british se retrouve jusque dans le titre. Le Frog & rosbif, «c’est un pub où j’aime bien aller», affirme Rémi Faubladier. Ce qui fait l’intérêt du lieu pour le greeter, c’est aussi les murs choisis. «Il s’agit d’une ancienne prison pour femme. Les barreaux aux fenêtres, ce n’est pas pour rien», s’amuse-t-il. Pour de la bière brassée maison, rendez-vous Rue Ausone.

Promenons-nous…

Dans Le Petit bois et L’Autre Petit Bois. Pour Valentin Lafon, Bordelais depuis près de quatre ans et administrateur du groupe Facebook «Nouveau et ancien de Bordeaux», ces restaurants présentent plus d’un intérêt. «L’ambiance est sympa, il y a une belle déco, les prix sont abordables.» Au menu de ces tables situées place du Parlement et dans le quartier Saint-Michel, «des tartines, des salades, des cassonades». Comptez une vingtaine d’euros pour un bon coup de fourchette en deux étapes.

Favorite cosy place in Bordeaux. What’s and where’s your favorite one? 🇫🇷 Une publication partagée par Cyril Krylatov (@iamnotcyril) le

Célibataires s’abstenir?

«Tante Charlotte, c’est un restaurant bien, mais pour les amoureux», s’amuse Nicolas Corroyez. Ce restaurant joliment décoré dans un esprit un peu rétro, situé rue des Bahutiers a fait le pari du bio et du local. Réputée elle aussi pour ses tartines, cette table propose des menus à partir de 24,50€. «C’est pris d’assaut! Il faut s’y prendre plusieurs mois à l’avance», met en garde Nicolas Corroyez.

Un marché, deux ambiances

Le lieu est loin d’être secret, mais il n’en est pas moins prisé des locaux. Le marché des Capucins trouve des adeptes jour et nuit. Pour Nicolas Corroyez par exemple, fier habitant du quartier Saint-Michel, «faire la brocante le dimanche matin, prendre un café sur la place et aller au marché des Capucins… C’est le parcours classique d’un Saint-Michellois». Mais «les capus», c’est aussi «commencer à 4 heures du matin en sortant de boîte pour manger une entrecôte», évoque Valentin Lafon.

Reprendre les bonnes habitudes !! Une publication partagée par Thierry Ducournau (@thierryducournau) le

Mieux que la Croisette et Hollywood

Ce n’est généralement pas dans les salons de thé que l’on pense croiser des stars à la renommée internationale. Pourtant, l’actrice israélo-américaine Natalie Portman avait coutume de se rendre à L’Autre Salon de thé, quand elle était en vacances à Bordeaux avec son Girondin de mari, le chorégraphe Benjamin Millepied. C’est en tous cas ce qu’affirme Rémi Faubladier, selon qui «peu de gens le savent, mais elle venait ici en vélo, un peu incognito». La raison? «Ils font de très bon gâteaux», à déguster rue des remparts.

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Pas pour le gosier, mais pour les yeux

«Pour moi, c’est la plus belle vue de Bordeaux. On ne peut pas y prendre un verre, mais c’est très beau à voir.» Pas un rooftop comme on l’entend d’habitude, mais quand même un bon plan de Bordelais. Et même très bon, puisque c’est gratuit. On vous le donne en mille, le lieu dont parle le greeter Rémi Faubladier n’est autre que «le toit du parking Victor-Hugo». Si la vue vous a donné soif, la rue Saint-Rémi, qui obtient les faveurs de Valentin Lafon, ne se trouve qu’à dix minutes à pied. «C’est plutôt festif, rien qu’avec cette rue on peut se faire plaisir, il y a pas mal de bons restos».

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