La sécurité sociale étudiante, c'est presque fini

Nouveauté Cette année, les nouveaux étudiants n'auront pas l'obligation de choisir (et de payer) pour une mutuelle…

Pierre Brun

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Les mutuelles seront toujours présentes sur les campus.
Les mutuelles seront toujours présentes sur les campus. — FatCamera/Getty Images

La sécurité sociale étudiante rentre en dernière année de fac. Car, comme le veut la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), ce régime spécial disparaîtra totalement à partir du 31 août 2019. Mais, dès cette rentrée 2018-2019, certains changements ont été mis en place.

«Ils ne concernent que les nouveaux étudiants qui rejoignent cette année l’enseignement supérieur», explique Julie Mleczko, rédactrice en chef de Studyrama. Au lieu d’être assurés comme auparavant par les mutuelles étudiantes (LMDE, MEP, etc.), «ils resteront ou deviendront affiliés au régime général auprès de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), souvent via leurs parents.»

On ne cotise plus…

Pour ceci, poursuit Julie Mleczko, aucune démarche particulière n’est nécessaire. Il suffira aux étudiants de «se créer un compte sur Ameli, le site de la CPAM, de transmettre leurs documents médicaux, de choisir un médecin traitant, de mettre à jour régulièrement leur carte Vitale», comme tout assuré à la Sécu.

La première conséquence concrète de cette évolution sera financière. «En 2017, poursuit Julie Mleczko, la cotisation s’élevait à 217€.» Une somme que les étudiants n’auront plus à débourser cette année. Une précision: «Cette cotisation est également supprimée dès aujourd'hui pour les étudiants qui étaient déjà à l’université en 2017, même si eux ne basculeront vers le régime général que dans un an.»

…mais on contribue

En revanche, tous les étudiants, hormis les boursiers, devront désormais s’acquitter de la contribution au titre de la vie étudiante et de campus (CEVC), fixée à 90€. Une nouveauté voulue par le gouvernement « dans le cadre de l’autonomie des universités, explique la rédactrice en chef de Studyrama, afin de leur garantir une trésorerie pour mettre en place des services, sportifs ou culturels, par exemple ».

Tout ceci ne signifie pas pour autant la disparition des mutuelles étudiantes. Déchargées de leur première casquette, elles continueront de jouer leur rôle de complémentaire santé. En somme, elles redeviendront ce que l’on appelle couramment des mutuelles, en prenant en charge les éventuels remboursements non couverts par l’Assurance maladie. Et elles ne seront donc plus obligatoires.

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«Les mutuelles proposeront aussi davantage de forfaits, ajoute Julie Mleczko, par exemple pour la pilule contraceptive, des patchs anti-tabac ou des besoins particuliers comme des séances d’ostéopathie.» Leurs stands colorés resteront donc un élément incontournable de la rentrée universitaire.