MARIAGE - C'est le grand jour, celui de votre mariage. Mais entre le traiteur, la salle, la décoration et les préparatifs, il ne vous reste plus grand chose pour votre robe. Alors, le bon choix serait peut-être de la louer.

Logo e-loue copieC'est toujours un coup de cœur. On dit même que c'est elle qui vous choisit. En Chine, on l'a souvent préférée rouge et en Espagne, elle a longtemps été noire. Dans l'Antiquité romaine, c'est le jaune qui était à l'honneur. On raconte que c'est Marie Stuart qui a été la première à la porter blanche.

Style empire, sirène, courte, bouffante, meringue, princesse, fourreau, bohème: il en existe presque autant que de femmes. «Le mariage, c'est la robe. Après, évidemment, on a le mari», avait d'ailleurs bien compris Jean Anouilh. Et pourtant. On a beau en rêver, celles-ci sont trop souvent hors de prix.

Les Françaises traditionalistes

S'il n'est pas question d'y renoncer, les futures mariées font de plus en plus le pari de la location. «Dans l'esprit de la Française, qui est traditionaliste, la robe est symbolique, juge Alexandra Bismuth, responsable de la boutique Graine de Coton à Paris. La pratique est beaucoup moins répandue qu'en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou au Japon, mais l'idée fait doucement son chemin.»

80 des 220 robes dont Alexandra dispose sont disponibles en location. La plus abordable, décrite comme une «cape longue en velours ivoire clair», est proposée à 75€ (133€ à la vente). Pour la plus chère (une Paule Ka), il faut compter 776€ (1.428€ à la vente). Le prix inclut le nettoyage et les ajustements.

Le prix, principal argument

Annabelle a longtemps réfléchi à la location. «C'est même dans cette intention que je me suis rendue en boutique, explique la blogueuse. Pour la même somme, il est préférable de choisir une jolie robe que l'on rend plutôt qu'une robe bon marché que l'on garde.»

Contrariée à l'idée qu'une autre puisse porter la «sienne» avant son mariage, elle a finalement craqué pour une robe en vente à 400€. Un prix abordable: «C'est plus facile à dire après, mais la robe est loin d'être l'élément central d'un mariage, admet-elle. Je ne crois pas que cela vaille la dépense de plusieurs milliers d'euros.»

Une solution écolo

Au-delà de l'économie que peut représenter un tel choix, la location séduit aussi les soucieuses de l'écologie. «Fabriquer un vêtement qui aura une durée de vie de 24 heures ne me semble pas très raisonnable», regrette Annabelle.

«Après le mariage, les robes prennent souvent la poussière dans un placard», renchérit la responsable de la boutique Graine de Coton. Bien sûr, parce que le côté sentimental prend parfois le dessus, il vous reste toujours la possibilité d'acquérir définitivement votre parure de princesse après quelques jours, semaines ou mois de location.

Lou Ducreux

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