REPORTAGE - Notre testeuse s'est essayée à l'U'rban Wild Soul, discipline qui tire ses enseignements des techniques d'entraînement des Yamakasi. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il faut s'accrocher pour finir la séance en un seul morceau.

Imaginé et enseigné par Williams Belle, membre fondateur des Yamakasi, ce cours aujourd’hui dispensé par son disciple Tony, s’inspire des techniques d’entraînement des Yamakasi. Il permet de dessiner les muscles, développer sa coordination, son agilité, son équilibre et aussi de pratiquer son cardio.

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Un cours très complet en quatre séquences

Les trois premières séquences ne sont pas du gâteau ! Tony ne perd pas de temps, il nous plonge tout de suite dans le bain avec un échauffement de tout le corps à base de mouvements classiques, tels que les pompes, mais principalement composé de mouvements originaux. Exemple : positionnés à quatre pattes, sans poser les genoux à terre, on se déplace en marche avant, de l’arrière de la salle jusqu’au miroir, puis en marche à arrière, puis sur le côté gauche et sur le côté droit. Trois fois de suite. Et permettez-moi de préciser que la salle est spacieuse à l’Usine ! Ne sous-estimez pas cet exercice qui semble simple, essayez donc chez vous, pour voir.

La seconde étape du cours s’appelle le “chemin de fer”. C’est la partie renforcement musculaire. Tony installe une rangée de quatre obstacles composés de quatre steps chacun, qu’il faut franchir en faisant des sauts élémentaires de Yamakasi. «Si vous le souhaitez, contournez l’obstacle mais ne vous arrêtez pas, recommande notre prof, restez en mouvement.» Les muscles des jambes, bras et dos sont sollicités pour chaque “saut de chat” et pourtant, je n’ai contourné aucun obstacle. Je me suis même surprise à avoir l’impression de retomber en enfance lorsque je jouais à saute-mouton pendant que je franchissais les piles de steps!

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Pas de douleur le lendemain

Mais mon cerveau a cessé de libérer des endorphines dès que nous avons attaqué la séquence « crève-cœur ». Ma théorie c’est que le but de l’opération est faire un maximum de cardio, jusqu’à ce que le cœur lâche. D’où le nom. On court, saute, sprinte, se jette au sol pour faire une pompe, on se relève d’un coup, saute encore… Le prof et l’ambiance n’auraient pas été aussi sympa, j’aurais pu croire être à un entrainement militaire l’espace de ces cinq minutes qui m’ont semblées longues.

Pour clore le cours, Tony nous fait nous étirer avec des poses semblables à celles du yoga. On travaille la souplesse et la respiration pour aider le corps à récupérer. C’est très appréciable, car si la séance peut être un réel défi, le corps n’en souffre pas le lendemain. Faites-moi confiance, je n’ai même pas eu la moindre courbature.

Bilan : Au terme du cours je ne suis pas prête à sauter d’un immeuble à l’autre. Mais si vous êtes à la recherche d’un cours complet et original, vous ne serez pas déçus. Notez que la première séance est surprenante car le corps n’a pas l’habitude d’effectuer ce genre de mouvements. Selon nos capacités de coordination, on peut parfois mettre un peu de temps à les assimiler mais «on est beaucoup plus à l’aise dès le second cours», assure Tony !

Hermine Prunier