TEST - Mélange de mouvements des danses traditionnelles des îles du Pacifique, le Hula de Hawaï, l’Ote'a de Tahiti et le Haka Néo-Zealandais- le TamUre Dance permet de s’amuser et se sentir bien tout en se galbant. Aloha.

Candice Cunningham, coach à l’Usine à Paris, nous plonge aussitôt dans l’ambiance des îles en entrant dans la salle avec un paréo noué autour des hanches et les cheveux parés d’une fleur de tiaré. Le sourire aux lèvres, elle commence la séance en décomposant les mouvements principaux de l’Ote’a, une danse traditionnelle tahitienne. On apprend alors le secret du déhanché des vahinés: les genoux. Ils doivent être fléchis. Ainsi, lorsqu’on tend une jambe, la hanche se lève du côté de celle-ci.

En guise d’échauffement, on s’entraîne donc à basculer nos hanches de gauche à droite, à dessiner des carrés et des huit avec notre bassin. Puis, Candice allume la musique et nous nous déhanchons de plus en plus rapidement activant le travail cardio-vasculaire. A ce stade -même si nous ne nous en apercevons pas- nous engageons déjà le travail de renforcement musculaire des muscles inférieurs du corps principalement.

«L'ensemble des danses sollicitent le bas du corps: cuisses, fessiers et mollets, explique Candice avant de préciser qu’elles exigent également un travail de la posture et que l'intensité du travail du haut du corps change légèrement entre les danses qui demandent un effort plus ou moins statique». Laissez-moi vous garantir que le travail isométrique (statique) des bras est challengeant! On passe de longues minutes -ou peut-être beaucoup moins, mais c’est l’impression que j’ai eue- les bras tendus horizontalement renforçant considérablement les deltoïdes.

Une discipline virile

Lors de mon test, nous n’étions que des femmes à assister au cours, ces messieurs pensent peut-être ne pas avoir leur place dans le cours de Candice. Pourtant celle-ci précise: «Certains mouvements sont traditionnellement réservés aux femmes (ote’a vahine) et certains mouvements aux hommes (ote’a tane). Ainsi je propose quelques modifications pour les hommes.»

De plus, une fois la session tahitienne terminée, nous passons à la plus virile de toutes les danses: le Haka. Il fallait me voir frapper sur mes cuisses avec rage, puis taper mes coudes tel un rugbyman néo-zélandais! Je me suis complètement laissée aller avec zéro complexe. L’ambiance de la salle menée par Candice est tellement conviviale et rigolote qu’on se prend totalement au jeu, à tel point que j’aurais pu tirer la langue comme le font certains joueurs sur le terrain!

Hermine Prunier

>>>Retrouvez tous nos tests fitness