TENDANCE - Toujours en quête de nouvelles pratiques sportives, Se Coacher a testé le TRX. Venue des Etats-Unis, cette discipline complète séduit les sportifs de tout niveau.

L’équipement fait penser à un parachute dont on aurait retiré le baudrier et la toile, pour n’en laisser que les sangles. Ainsi dépouillé, l'appareil n'a plus rien d'aérien. L’épais mousqueton noir central, d’où s’étirent deux longues courroies ajustables, se crochète simplement à une barre murale ou au plafond. Il n’en faut pas plus aux sportifs pour mouiller le maillot, et le revêtement en éponge du sol par la même occasion. Sur l’aire TRX - du nom de la principale marque à commercialiser les fameuses sangles de suspension - des Cercles de la forme Nation, à Paris, ils peuvent être jusqu’à sept en simultané. «Et bien souvent, les retardataires trouvent terrain occupé», remarque Stéphanie Fyant, coach sportif et adepte depuis 2011.

Créé par les forces spéciales américaines, l’entraînement par suspension va à rebours de la gonflette si chère aux Étasuniens. Pas d’haltères, ou de prise de volume au programme, «le TRX c’est surtout de l’entraînement utile, du fonctionnel qui nous rend plus solide pour affronter les épreuves du quotidien», remarque Stéphanie Fyant. En clair, «contrairement à certains sports qui privilégient une partie du corps, le TRX ne crée pas de déséquilibre dans le corps. Tout est là.»

Un très bon complément du running

Extrêmement variés, les exercices vont de la planche, pieds dans les sangles, au squat. Au cours d’une même séance, haut et bas du corps se voient sollicités alternativement. Dans les deux cas, l’effort consenti est particulièrement intense sur le tronc. «Le gainage à ce niveau est permanent. L’instabilité créée par les sangles vous pousse à vous rééquilibrer et travailler pour rester stable et ne pas tomber», indique le coach sportif. Ce qui fait du TRX un sport à part entière, aussi bien qu’une activité de complément.

Entre autres particularités, le TRX est l’une des rares disciplines en salle à pouvoir rassembler les deux sexes autour d’un même équipement. Hommes et femmes, sportifs de haut niveau comme personnages âgées, empoignent les sangles en compagnie de  la coach parisienne. «Il suffit d’adapter l’exercice. Sur une position de rameur, par exemple, reculer un peu pour se relever réduit la charge sur le corps.»

Des séances très courtes

Les dilettantes qui croyaient avoir trouvé la bonne planque pour se muscler à peu de frais risquent de déchanter. Extrêmement exigeante, l’activité fera baisser les bras des moins résistants. Ce n’est pas pour rien si une séance de TRX aux Cercles de la forme ne dépasse pas 45 minutes, dont 30 d’exercice. Un argument turbo auquel les Français et Françaises, de plus en plus pressés, sont particulièrement sensibles, selon Stéphanie Fyant : «En 30 minutes, vous avez un entraînement efficace et complet. Peu de sports peuvent se targuer d’en faire autant.»

Dernière caractéristique du TRX, sa versatilité. Les sangles s’utilisent indifféremment en intérieur ou en extérieur, tant qu’on trouve à les fixer. «J’ai même un collègue qui s’était installé sur le parvis de la Défense», glisse Stéphanie Fyant, d’un sourire mutin. De son expérience personnelle, une porte de cabinet, dans un TGV, peut aussi bien faire l’affaire.

Romain Gouloumès