IMPRESSION - La sortie mondiale du Nike+ Fuelband SE est prévue le 6 novembre, mais le bracelet connecté s'est laissé essayer en avant-première. Et l'expérience s'est révélée très encourageante.

Enfin! Ce n'est pas le messie, mais c'est tout comme. Dix-huit mois après le lancement de son premier bracelet connecté aux Etats-Unis, Nike sort son petit frère, le Nike+ Fuelband SE (pour Second Edition). Plus qu'une révolution technologique, cette deuxième itération est d'abord l'occasion pour l'équipementier américain de réparer une petite injustice.

En 2012, le Fuelband s'était cantonné aux marchés américain, canadien et anglais, sans passer par la case hexagonale. Le SE, lui, ne laissera personne sur le carreau, et donne rendez-vous au monde entier le 6 novembre. 20Minutes a pu le mettre au poignet quelques heures et étudier toutes ses fonctionnalités. Impressions.

Le Fuelband SE reprend une notion chère à son prédécesseur : le Fuel. Là où les autres trackers d'activité, comme le Fitbit Flex, le Jawbone Up, ou le Withings Pulse, comptent pas et calories puis les traduisent comme tels, Nike les convertit en points Fuel. Selon la marque, tous les porteurs de bracelets peuvent ainsi se mesurer, quelque soit le sport qu'ils pratiquent, leur âge ou leur condition physique.

Du bluetooth 4.0 pour économiser la batterie

Le "second edition" ne trompe pas. Le Fuelband SE se place davantage comme une évolution du Fuelband, premier du nom, que comme une révolution. Le relooking, d'abord, fonctionne à l'économie. Le bracelet conserve son toucher peau de pêche, son unique bouton, et l'affichage LED. Trois points qui font, il faut le dire, tout son charme. Seule la couleur intérieure (aux finitions néon vert, fushia, ou orange, en plus de l'usuel noir) et celle fu fermoir permettent de faire la différence entre les deux générations de bracelet.

Nike n'en a pas moins tiré quelques enseignements de 18 mois d'expérience et de retours utilisateurs. "La batterie incurvée a été améliorée et le bracelet est à la fois plus flexible, plus solide, et plus résistant à l'eau" assure Ricky Engelberg, directeur de l'innovation digitale chez Nike. La synchronisation s'effectue toujours par USB avec un ordinateur, ou par bluetooth avec un iPhone (à partir du 4S). L'adoption de la norme 4.0 devrait théoriquement réduire la consommation d'énergie et le temps nécessaire à l'échange de données.

Une meilleure reconnaissance des activités sportives

Côté technique, c'est plutôt dans l'algorithme du Nike+ Fuelband et son application mobile (iOS uniquement, hélas) qu'il faut chercher l'innovation. Plus précis, moins généreux, l'algorithme n'attribuera plus aléatoirement des points Fuel lors d'un déplacement en taxi, garantit la marque. Le catalogue d'activités reconnues par le bracelet a également été élargi.

Le porteur peut désormais ouvrir une session sportive depuis l'application, ou par une pression prolongée sur le bouton de son bracelet. Le nombre de points Fuel sera calculé à la fin de l'enregistrement selon le type d'activité renseigné, et son intensité. Cette fonction s'adresse plus particulièrement aux pratiquants de yoga, musculation, et vélo, mais de nombreuses autres activités sont concernées. Le Nike+ Fuelband SE intéressera donc tous les sportifs et non pas seulement les adeptes de la course à pied, très courtisés par la concurrence.

Nike présente son Fuelband SE comme un objet du quotidien. Et à ce titre, il a vocation à nous faire bouger pendant nos heures de travail, à la maison... C'est tout l'intérêt de la nouvelle fonction "heures gagnées" qui encourage l'utilisateur à se dépenser au moins cinq minutes chaque heure, pour se rapprocher de son objectif quotidien et décrocher trophées sur trophées.

Un bracelet assez cher

Le social est, comme toujours, un élément primordial chez la marque à la virgule. Avec le Fuelband SE, Nike continue à tirer partie de sa (puissante) communauté. L'utilisateur peut aussi bien recevoir des encouragements de ses amis, en distribuer à son tour, créer un groupe, ou se comparer en temps réel à la moyenne de Fuel engrangés par les gens de son âge. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'impact des réseaux sociaux sur les performances est loin d'être nul. Un possesseur de Fuelband "sans ami" comptabiliserait en moyenne 3137 points Fuel. Avec 11 amis, le score approcherait plutôt la barre des 4 000 Fuel.

Reste la question du prix, qui en divisera plus d'un. A 139€, le Nike+ Fuelband SE est certes l'un des bracelets connectés les plus beaux et les plus complets du marché, il est aussi le plus cher.

Romain Gouloumès