TEST - Compatible iOS et Android, sans fil et entièrement automatisé, le nouveau tensiomètre connecté de Withings simplifie grandement la mesure de la tension artérielle, très bon indicateur de notre santé. 

Les câbles? So 2013. Cette année, Withings achève d’adopter le sans-fil. Si son tracker d’activité et sa balance intelligente synchronisaient déja avec le smartphone en Bluetooth, le tensiomètre du spécialiste français des objets connectés échangeait, lui, via un bon vieux câble. Trop courte, gênante dans les mouvements, voire dangereuse pour le téléphone, la solution filaire n’avait pas que des avantages. Avec le nouveau modèle, présenté à l’événement Le Web en décembre dernier et disponible depuis peu, le cordon ombilical n’a plus lieu d’être.

L’objet lui-même ne change pas par rapport aux versions déjà existantes. La qualité de fabrication qui a fait la réputation de Withings est toujours au rendez-vous. Pour un appareil de santé, le tensiomètre fait même étrangement design. Mais pas fragile. La bande qui entoure le bras et l’aluminium dégagent autant une impression de classe que de solidité. On ne s’attend pas à voir le produit nous lâcher de sitôt.

Une mesure entièrement automatisée

Transparence et simplicité, tels sont les maîtres mots de la nouvelle génération. Il n’y a bien que l’appairage entre l’appareil et le téléphone qui nécessite un semblant d’intervention de la part de l’utilisateur. La suite est entièrement automatisée. Le tensiomètre prend littéralement son porteur par la main après l'allumage. Obéissant à une mécanique bien huilée, l’application Withings (iOS/Android) se lance d’elle-même, proposant d’initier la mesure. Quelques secondes plus tard, l’appareil vrombit et se serre comme un python autour du bras. Une demi-minute se passe et l’étreinte se desserre. Les données (systole, diastole et rythme cardiaque) s’affichent directement sur l’écran du smartphone, accompagné d’un simple commentaire, variant du vert au rouge selon le verdict. Aux yeux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), nous dit l’application, notre tension était optimale au moment du test. C’est rassurant de le savoir, même si les données « systole et « diastole » auraient mérité un peu plus d’explication. Pour l'heure, on doit se contenter du résumé de l'OMS.

>>> D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus, relisez notre article « Quelle est la tension idéale ? »

Le prix de la simplicité

Indicateur de notre santé, au même titre que le rythme cardiaque, la mesure de la tension intéressera les personnes souffrant d’hypertension, les sportifs, mais aussi les adeptes de quantified self, sûrement déjà possesseurs d’un ou plusieurs appareils de la marque. Il faut bien dire que le tableau de bord Withings prend des airs de carnet de santé interactif quand on y retrouve ses différentes mesures, de l’évolution de son poids à son activité quotidienne. Voir les chiffres s’additionner et les courbes se dessiner donne vraiment l’impression de tenir sa santé au creux de sa main.

Mais à quel prix ? Un tensiomètre électronique normal coûte autour de 30€, et les premiers modèles connectés se vendent entre 70€ et 80€. A 129,99€, le dernier né de Withings se place d'emblée dans la fourchette haute du marché. Il faut compter aussi l’achat de piles supplémentaires, le constructeur français n’ayant pas jugé bon d’inclure une batterie. Au vu de la qualité générale de l’appareil, mais aussi du logiciel, l'addition totale peut néanmoins se défendre. D’autant que si vous êtes déjà en possession d’un appareil de la marque française, nul doute que vous n'hésiterez pas longtemps à vous le procurer. Lui ou son petit frère (seulement compatible iOS), 50 € moins cher. Mais câblé.

Romain Gouloumès