Cinq astuces pour se mettre à la course à pied… et que ça marche

Romain Gouloumes

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Premier investissement du coureur, les chaussures. Pour bien les choisir, rien ne vaut les conseils d'un spécialiste.
Premier investissement du coureur, les chaussures. Pour bien les choisir, rien ne vaut les conseils d'un spécialiste. — M. Lee / Sipa

CONSEILS - Commencer la course à pied, c’est se poser un tas de questions. Où, quand, combien de fois, avec quel équipement? Interrogée par Se coacher, la plateforme de running Jogg.in nous dit tout ce qu’il faut pour attaquer cette pratique sportive du bon pied.

 

Comme beaucoup d’autres, vous avez envie de vous mettre à la course à pied. Comme eux, vous ne savez pas par où commencer. Cinq astuces, pas une de plus. C’est à ça que tient, selonThomas Didier, cofondateur de la plateforme Jogg.in, un bon départ dans la pratique du running. A vos marques.

1. Choisir une durée, pas une distance

Avant de lancer le compteur kilométrique, regardez plutôt votre montre.  «Pour commencer, partez sur des sorties de 10 à 15 minutes. Courez à un rythme lent, sans vous arrêter », détaille Thomas Didier. Viser petit permet déjà de ne pas se dégoûter mais aussi de ne pas se faire mal. L’objectif de temps est également un bon moyen d’observer ses progrès. Pour porter ses fruits, le programme de départ doit incorporer au moins deux séances hebdomadaires. La suite viendra naturellement. « Dès que vous êtes à l’aise sur une durée, ajoutez cinq minutes», préconise Thomas Didier.

2. Avoir des parcours références

Pour ne pas se démotiver, un coureur débutant doit voir qu’il progresse. C’est pourquoi connaître deux-trois parcours précis sur lesquels effectuer ses sorties est indispensable aux yeux de Thomas Didier. «Grâce à ça, on voit rapidement si l’on devient plus rapide, si l’on fatigue moins.» Attention à ne pas tomber dans l’excès inverse, et à tourner sur un circuit comme un poisson dans un bocal. Lassitude garantie. Alterner les terrains, c'est aussi varier les plaisirs. Si les impacts au sol sont moins importants, et moins douloureux, sur sentier, le bitume est la surface que les coureurs rencontrent le plus en compétition. Eh oui, un coureur débutant doit savoir penser à la suite.   

3. S’équiper intelligemment (sans se ruiner pour autant)

Première consigne de Thomas Didier : «évitez les sneakers, dotez-vous d’une paire dédiée et d’une tenue adaptée à votre morphologie ainsi qu'à la météo». En exercice, le coureur doit «n’avoir ni trop chaud ni trop froid». Dans vos achats, de t-shirt notamment, préférez les matières synthétiques, plus respirantes, au coton. Pour ne pas faire d’erreur, le mieux est encore de se renseigner auprès d’une boutique spécialiste comme le recommande Thomas Didier.

Prêtez une attention toute particulière aux chaussures. En plus d’être incommodante, une paire non-adaptée à son coureur entraînera des douleurs, ou pire une blessure.  En fonction des saisons, s’équiper de la tête au pied revient au coureur entre 100 et plus de 200€. Côté marque, les débutants peuvent se tourner sans trop de crainte vers Kalenji, la marque running des magasins Decathlon qui, aux yeux de Thomas Didier, propose des produits « lambda du point de vue du design, mais qualitatifs » au vu du prix.

4. S’hydrater correctement

Cela paraît évident quand on le dit, mais Thomas Didier insiste bien sur la nécessité de boire, avant, pendant et après l’exercice. Emmenez aussi quelque chose à grignoter, au cas où. Sans alourdir, une barre céréales ou des fruits secs éloignent le risque de coup de mou en plein effort.

5. Courir à plusieurs 

Entourez-vous ! «Courir en groupe est le meilleur levier de motivation. La pression sociale agit positivement en nous encourageant à aller au-delà de notre zone de confort, et combat la lassitude», répète Thomas Didier. Venant d’une plateforme de course à pied, le contraire eut-été étonnant. Mais, l’hiver arrivant, trouver des compagnons de mésaventure rendra assurément le temps moins long… et moins froid. "De préférence, entourez-vous de coureurs de niveau équivalent ou avec un même objectif (un 5 ou un 10km, par exemple). La progression de chacun et l'envie d'atteindre un but commun émuleront l’ensemble du groupe" conclut-il.

Romain Gouloumès