Jawbone Up ou Fitbit Flex : quel bracelet connecté choisir ? (Part.2)

Romain Gouloumes

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Contrairement au Flex, qui se compose d'un tracker et d'un bracelet dans lequel le glisser, le Jawbone Up se suffit à lui seul.
Contrairement au Flex, qui se compose d'un tracker et d'un bracelet dans lequel le glisser, le Jawbone Up se suffit à lui seul. — DR

TEST – Retrouvez la deuxième moitié de notre comparatif et test des deux bracelets connectés en compétition sur le sol français : le Fitbit Flex et le Jawbone Up. Avant de se prononcer, Se Coacher examine la précision, la partie applicative et l’autonomie des deux produits.

Les bracelets ont un avantage de taille sur leurs collègues trackers d’activité : impossible ou presque de les oublier. Mais à 100€ le produit, ce serait dommage de se tromper. 20 Minutes sort donc son banc d’essai pour tester en exclusivité le Fitbit Flex, en vente depuis le 3 juin, et le comparer in extenso au Jawbone UP, arrivé deux mois plus tôt.

Précision : ex-æquo

A la fin de la journée, les deux bracelets ont du mal à se mettre d’accord. Les scores ne sont pas si  éloignés (de l’ordre de 8% sur notre test) et les informations affichées valent plus pour leur valeur relative, par rapport aux objectifs fixés, que pour leur exactitude mathématique. Pour ce qui est de la partie analyse, le Up pêche sur les courbes du sommeil, trop sommaires. Quant au Flex, il fait moins bonne impression que le One au lit, avec notamment l’obligation d’entrer ses heures de sommeil sur l’application mobile, mais n’a pas à rougir face à la concurrence.

L’application : le Flex pour son ouverture

Là encore, les deux entreprises prennent deux directions distinctes. Fitbit joue la sobriété, Jawbone le coloré. Au-delà de l’aspect cosmétique, plus soigné sur le UP, les différences se comptent sur les doigts d’une main. L’application Up importe les contenus en provenance d’autres objets et applications (Runkeeper et les balances Withings pour ne citer que les plus connus) quand le Flex les exporte. Pour le coup, on préférera la seconde option. Les données du Flex trouvent du sens à l’extérieur, comme sur l’excellente application de Tactio Santé, tandis que Jawbone semble privilégier sa propre plateforme.

Autonomie : le Jawbone pour sa longévité

Jawbone a fait le pari de ne pas inclure de bluetooth ni d’écran. Le gain en autonomie s’en ressent. Dans des conditions d’utilisation quotidienne, qui incluent le suivi du sommeil et de l’activité physique, l’appareil ne capitule qu’après 8 à 9 jours. Comme on s’en doutait, le Fitbit fait un peu moins bien. Eclairage des diodes et bluetooth ont eu raison de sa batterie au bout de 7 jours. Dans un cas comme dans l’autre, la recharge n’est pas facilitée par les adaptateurs, au format propriétaire, à brancher sur un port usb. D’autant qu’on a vite fait de les égarer.

Conclusion : le Flex avec un smartphone dernière génération, le Up pour les autres

Si vous possédez un iPhone 4S ou supérieur, ou bien un smartphone Android made in Samsung (S3 et Note 2), le Flex est un tracker de choix. Les autres peuvent faire une croix sur la synchronisation mobile qui fait, il faut bien le dire, tout le sel de ce bracelet connecté. Nanti d’une fonction réveil intelligent agréable et d’une autonomie longue durée, le Jawbone Up peut au contraire se glisser autour de tous les poignets. La moins bonne nouvelle, c'est que cette ouverture a un prix. Plus exigeant, le Up demandera à son propriétaire de le retirer puis de le synchroniser manuellement une à deux fois par jour. A chacun de voir en fonction de ses goûts esthétiques, de son mobile mais aussi de son budget. Le Up et le Flex sont vendus respectivement 129,99€ et 99€.

Et vous, quel tracker d'activité à votre préférence ? Partagez votre expérience avec nous dans les commentaires.

PAR ROMAIN GOULOUMES