Toutes les bonnes choses ont une fin, et c’est valable aussi pour votre contrat d’assurance. Qu’il s’agisse de passer à la concurrence ou de simplement ne plus être assuré, vous vous demandez peut-être comment rompre en douceur avec votre assureur.

La première méthode est très simple: attendre la date de péremption (ou date d’échéance principale). Depuis 2014, la loi Hamon permet aux assurés de résilier leur contrat n’importe quand, une fois la première année écoulée. Il vous suffit donc d’attendre le lendemain de la date anniversaire de votre contrat pour signifier à votre assureur, par courrier recommandé, que vous souhaitez mettre fin à votre contrat.

Le contrat le plus concerné par ce turnover: l’assurance multirisques habitation (MRH) : «Elle n’est pas très chère en France parce qu’il y a une très forte concurrence, indique Philippe Lequeux-Sauvage, correspondant à la fédération française de l’assurance (FFA). Depuis quelques années, il y a une augmentation des risques naturels, comme la vague d’inondation de l’année dernière, ça augmente les prix et cela attire l’attention des clients qui font jouer la concurrence.» Cependant si vous souhaitez résilier votre assurance, n’oubliez pas de vérifier votre type de contrat: «Certains contrats sont tacites: si vous oubliez de les résilier, ils sont automatiquement reconduits», explique Haïsem Bel Hadj, dirigeant du cabinet de courtage Brokins. Vous devez envoyer un courrier recommandé avec deux mois de préavis. La loi Chatel oblige les assureurs à vous rappeler, quinze jours avant ce délai.

Risque amoindri, risque disparu

Deuxième cas de figure: le changement de situation. «Certains événements permettent de résilier un contrat avant la date d’échéance, s’ils ont une incidence sur le risque garanti, poursuit Haïsem Bel Hadj. Par exemple, si vous prenez une assurance habitation et que vous déménagez juste après, vous pouvez résilier immédiatement.» De même, l’assuré peut passer outre la loi Hamon si l’objet du contrat n’a plus de raison d’être: «Si vous avez assuré une voiture mais que vous la vendez, là aussi, l’assureur n’a pas d’autre choix que de vous laisser résilier. C’est ce qu’on appelle la disparition du risque.» Le risque peut disparaître, mais également s’amoindrir, précise le courtier: «Certains contrats d’assurance auto sont à kilométrage infini. Si vous faites valoir que finalement vous n’allez pratiquement pas utiliser votre voiture, le risque s’amoindrit. Vous pouvez alors demander à l’assureur de recalculer le tarif. S’il refuse, vous aurez le droit de résilier.»

Dernier cas de figure: vous possédez plusieurs contrats chez le même assureur, et ce dernier, à la suite de sinistres à répétition, résilie l’un d’eux. Vous êtes alors en droit de retirer vos autres contrats.