REPORTAGE - Chez Passage du désir, un lovestore parisien, la Saint-Valentin est presque aussi importante que Noël. Découvrez les dessous de cette marque à l’approche de la fête de amoureux.

Pour 50% des Français, la Saint-Valentin est l’occasion d’offrir un cadeau coquin pour pimenter la soirée. Alors, dès la fin septembre, on s’active chez Passage du désir à Paris. C’est qu’il s’agit de trouver les produits qui donneront envie aux tourtereaux.

«Nous sommes la marque de développement durable du couple, on est très connoté cadeaux», commente Patrick Pruvot, fondateur et président du lovestore.

Une question de style

Pour la Saint-Valentin, les couples s’intéressent tout particulièrement aux produits coquins et romantiques. «C’est difficile car c’est souvent 'culcul'. Le style premier degré à l’anglaise ne convient pas en France, car ce n’est pas une fête naturelle. Il faut qu’il y ait un minimum de décalage et d’humour», précise le président. Décriée pour son côté commercial, cette fête est effectivement très lucrative. Chez Passage du désir, on réalise «deux semaines de chiffre d’affaires en une seule journée», confie Patrick Pruvot.

L’an passé, ce sont, dans l’ordre, l’œuf télécommandé, la pochette surprise, les boules de geisha Lelo, le sextoy pour couple We-Vibe et le jeu «Grasse mat’ coquine» qui ont remporté les suffrages des clients pour la Saint-Valentin. «C’est aussi la seule fois de l’année où la vente de cosmétiques coquins, comme les bougies de massage, dépassent les ventes de sextoys», ajoute Julie Duchon, responsable du site Internet Passage du désir.

 2015 influencé par 50 Nuances de Grey

«La tendance est à l’interactivité, aux jeux de gages ou de rôles qui créent un petit peu de fantaisie au sein du couple», décrypte le président. Dans cette mouvance, la ligne dérivée de la saga littéraire 50 Nuances de Grey est parfaite. Bandeau en satin, menottes, cravache, huile de bain, pinces à tétons, etc.

«On a décidé de pousser cette collection, car il y a un gros événement autour de la sortie du film le 11 février prochain», informe Julie Duchon. Et Patrick Pruvot de poursuivre: «C’est très étudié, très très joli. On n’adhère pas spécialement au SM, mais cette tendance est plus exprimée dans le jeu, dans le côté ludique du sexe et non pervers.»

Des consommateurs libérés

«Ce film qui parle d’érotisme est assez inédit, ça amuse les gens. On sent qu’il y a une véritable ouverture de mœurs», raconte le président. Pour preuve, depuis le succès de la romance d’E.L. James, 38% des femmes déclarent avoir déjà utilisé des sextoys seules ou en couple**. «En boutique, 55% des clients sont des femmes, sur le site, elles sont 40%», note Julie Duchon.

Loin des sordides sexshop, les lovestores, plus glamour, attisent la curiosité et semblent être promis à un bel avenir. La clé de leur succès? «On vend des idées, parce qu’en soi, se bander les yeux, on pourrait très bien le faire avec un torchon!», s’amuse Patrick Pruvot.

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