EXCLUSIF - A l'occasion du lancement de son site spécial Saint-Valentin, 20 Minutes vous propose en avant-première un extrait du livre «Beautiful Sex Bomb», dont la sortie est prévue le 6 février.

Mélange détonant de sexe et de sentiments, les aventures du couple Bennett et Chloé, écrites par Christina Hobbs et Lauren Billing, ont fait de «Beautiful Bastard» un best-seller mondial et donné naissance à une saga, Beautiful. «Beautiful Sex Bomb» prolonge donc l'histoire des amoureux à Las Vegas, ville de toutes les tentations... Extrait.

« Je râle en m’affalant dans mon fauteuil. Même si ce club semble être un des meilleurs de la ville, sur la liste des choses que j’ai envie de faire ce soir, je classe « voir une danseuse de Vegas se trémousser sur mes genoux » juste avant « manger de mauvais sushis et avoir une intoxication alimentaire ».

– Tu vas te lever et t’engager dans le couloir comme un putain de mec et te faire caresser le sexe par une danseuse, un point c’est tout.

Max me dévisage, le regard noir.

– Tu vas arrêter de te foutre de ma gueule ? C’est ton putain de week-end d’enterrement de vie de garçon. Redeviens le type que tu étais, bordel.

Je me demande bien pourquoi il reste si fermement planté sur son siège alors qu’il m’encourage à quitter le mien.

– Et toi, Johnny t’a réservé une chambre ? Tu ne vas pas avoir droit à une lap-dance privée ?

Il rit, porte son verre de whisky à ses lèvres :

– C’est une lap-dance, Ben. Pas un rendez-vous chez le dentiste !

– Connard.

Je jette un coup d’œil au liquide clair et épais en levant mon verre. Je savais qu’accepter de jouer le jeu de l’enterrement de vie de garçon m’obligerait à me retrouver dans un lieu où il y aurait des femmes, de l’alcool, probablement des activités à la limite de la légalité… mais Chloé a vécu la même chose. Quand elle m’a dit de m’amuser, il n’y avait pas d’inquiétude ni d’angoisse dans ses yeux. Quand j’y pense, il n’y a pas de raison.

Je porte le verre à mes lèvres, le vide et je peste : « Merde… » avant de me lever et de marcher vers le couloir. Mes compagnons de débauche ont la classe suffisante pour ne pas siffler lorsque je me lève, mais je sens leur regard planté dans mon dos quand je me dirige vers le couloir à gauche de la scène principale.

Juste derrière la porte, la couleur du tapis passe du noir au bleu royal. L’atmosphère est plus lourde que dans le bar principal. Les murs sont tapissés d’un tissu noir velouté, la lumière qui émane de petits cristaux sur le mur suffit tout juste à éclairer le chemin qui se profile devant moi. Des deux côtés du long couloir se trouvent des portes avec le nom des planètes : Mercure, Vénus, Terre… Une fois arrivé devant la porte Neptune, j’hésite. La danseuse est-elle déjà à l’intérieur ? Y aura-t-il un fauteuil pour moi ou, pire, un lit?

La porte richement ornée est lourde, comme si elle sortait d’un château ou d’une sorte de donjon gothique et angoissant. Max, putain. Je tressaille en tournant le verrou. Je soupire de soulagement quand je réalise qu’il n’y a ni croix de fer ni menottes, et personne à l’intérieur, seulement un fauteuil sur lequel est posée une petite boîte argentée. Une carte blanche y est attachée avec un ruban de soie rouge. Les mots «Bennett Ryan» y sont inscrits.

Génial. La danseuse de Vegas connaît mon nom. Bordel de merde.

À l’intérieur de la boîte se trouvent un bandeau en satin noir pour les yeux et un morceau de papier épais avec, écrit à l’encre noire : Bande-toi les yeux.

On me demande de me bander les yeux avant une lap-dance ? Quel intérêt ? Même si je n’ai aucune envie qu’on me fasse une lap-dance ce soir, je sais comment ces choses-là fonctionnent. À moins que le concept ait changé ces dernières années, une lap-dance est faite pour les yeux, pas pour les mains. Qu’est-ce que je suis censé faire les yeux bandés quand elle entrera, putain ? Je suis certain de ne pas avoir envie de la toucher !

J’ignore le morceau de tissu posé sur la chaise. Je contemple le mur. Les minutes s’égrainent, il n’est toujours pas question que je me bande les yeux tout seul dans cette pièce.

Je sens l’irritation monter en moi. Comme un rugissement, une vague, une allumette qui craque. Je ferme les yeux, prends trois grandes inspirations avant d’examiner plus attentivement ce qui m’entoure. Les murs sont gris clair, le fauteuil d’un bleu mat. La pièce ressemble davantage à la cabine d’essayage d’un magasin de luxe qu’à une chambre où tout est fait pour que les hommes profitent de la danse mais aussi de la danseuse, j’en suis persuadé. Ma main effleure le cuir rembourré du fauteuil, je remarque alors la deuxième carte qui se cache derrière le bandeau, dans la boîte, sur laquelle est inscrit de la même écriture :

Mets ce putain de bandeau, Ben, ne fais pas ta chochotte.»

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