«Aujourd’hui l’anglais est partout et dans toutes les filières.» Jacky Jeannot est catégorique. Ce conseiller d’orientation travaille à la permanence «Partir à l’étranger» au Centre d’information et de documentation de la jeunesse (CIDJ). Chaque jour, il constate à quel point l’anglais est devenu un bagage indispensable dans une carrière. «Nous insistons auprès de nos visiteurs sur le fait qu’il faut bien indiquer son niveau d’anglais dans son CV et sa lettre de motivation.»

Jacky Jeannot rencontre beaucoup de jeunes qui partent s’immerger quelques mois dans un pays anglophone, afin de maîtriser au mieux la langue. Job étudiant, programme culturel ou échange linguistique, tout est bon pour devenir à l’aise à l’oral comme à l’écrit. Une démarche presque indispensable avant d’entrer dans le monde du travail.

Se cacher derrière les emails

«Dans les entreprises internationales, les salariés ont tendance à se cacher derrière les emails pour communiquer. Ils font leur maximum pour éviter de parler en anglais. Mais un beau jour, ils doivent accueillir des collègues anglophones ou participer à une vidéoconférence. Et là ils sont au pied dur mur», constate Julia Diallo, responsable pédagogique pour les adultes au British Council, une agence culturelle britannique.

Il est presque devenu impossible de se passer de l’anglais dans le monde professionnel. «Je rencontre aussi bien des vendeurs qui en ont besoin pour augmenter leur base de clientèle que des agents de voyage qui l’utilisent au quotidien.» Dès les entretiens d’embauche, les tests démarrent avec une question posée en anglais pour tester le candidat.

Des filières en anglais basées en France

A tel point que même dans les études supérieures, l’anglais est déjà un pré-requis, notamment dans les écoles de commerce. «Il y a des MBA dispensés à HEC ou à l’ESSEC en France dont les cours sont complètement en anglais», raconte Julia Diallo.

Pour accéder à certains diplômes, les écoles demandent certaines certifications officielles, délivrées après un examen très pointu, comme le Test of English as a Foreign Language (Toefl) ou le Test of English for International Communication (Toeic). «On est entrés dans une ère où les écoles comme l'université ne vous apprennent plus l’anglais en cours. Elles exigent que vous soyez déjà prêt», conclut Jacky Jeannot du CIDJ.