« Ma mission, c’est de programmer, d’animer et d’instruire des séances de simulation pour les pilotes, les mécaniciens navigants, ou les instructeurs. » À 26 ans, le sous-officier Lauréla est ce qu’on appelle un ISPN, c'est-à-dire un instructeur sol du personnel navigant au centre de formation interarmées.

Une formation au sol…

A l’école, les ISPN se chargent de former les élèves-pilotes et les pilotes confirmés afin de leur donner des automatismes dans différentes configurations possibles. Au quotidien, le sous-officier Lauréla travaille sur simulateur ou en salle de cours informatisée. Comme la plupart des militaires, elle ne fait jamais la même chose. « C’est ce qui m’intéresse dans ce métier. On se lève à chaque fois en se disant : 'qu’est-ce que je vais faire aujourd’hui ?' »

...et dans les airs

En régiment, les ISPN peuvent être amenés à partir en mission ou sur des opérations extérieures. « Je peux être amenée à voler, explique le sous-officier Lauréla, mais je ne suis pas aux commandes. Je peux avoir une place de vigie et de chef de soute dont le rôle est de garantir la sécurité des vols. »  Si participer à des opérations extérieures n'est pas la vocation première d’un instructeur sol du personnel navigant,  le cas n'est pas exclu.

Une instruction en quatre étapes

Avec le sous-officier Lauréla, une séance d’instruction se déroule en quatre étapes. Il y a d'abord la programmation des scénarios. C’est-à-dire donner à l’élève un environnement météo ou autre en s'inspirant de la documentation existante et des retours d’expérience des pilotes revenus d’opérations extérieures. La deuxième phase, c’est le briefing. C'est le moment d'étudier, avec l’élève, quels sont les points clés du scénario.

Vient ensuite la séance de simulation elle-même. Elle sert à acquérir et entretenir les bons réflexes chez les pilotes. Elle se déroule dans un simulateur posé sur des pieds articulés. Casque sur la tête et visière sur les yeux, l’élève pilote le simulateur les yeux rivés sur un grand écran reproduisant un paysage en 3D. Devant ses écrans de contrôle, le sous-officier Lauréla vérifie chaque mouvement. À l’issue de cette séance, le débriefing permet aux élèves de prendre conscience de leurs éventuelles erreurs grâce à des appareils d'enregistrements déclenchés durant la simulation.  

Les qualités pour être ISPN ? Être autonome, empathique (pour se mettre à la place de l’élève), consciencieux (pour ne pas engager la sécurité des vols).


Devenez instructeur sol du personnel navigant

Intéressé par la spécialité d’instructeur sol du personnel navigant ? Accessible après le Bac, il faudra commencer par un passage de huit mois à l’ENSOA (École nationale des sous-officiers d’active) à Saint-Maixent.  Vous apprendrez à commander et devenir un référent exemplaire pour vos subordonnés. Une fois devenu chef de groupe, vous rejoindrez l’école de l’aviation légère de l’armée de Terre. Là, l’enseignement se fera en deux parties. La première consistera à apprendre à piloter sur simulateur et à se familiariser avec la culture aérienne. La seconde sera axée sur la pédagogie pour les futurs cours et sur la création des scénarios tactiques. A l’issue de cette formation, vous serez prêt à prendre vos fonctions.

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Ce contenu a été réalisé par 20 Minutes Production pour L'armée de Terre