La cavalerie, c’était une évidence pour le maréchal des logis Adrien. Originaire de la Réunion, il est arrivé en métropole à l’âge de 16 ans pour intégrer le Prytanée national militaire, l’un des quatre lycées de la Défense. Une première étape avant d’entrer à l’École nationale des sous-officiers d’active dans l’idée de devenir chef de char. « Je voulais travailler avec le char Leclerc. Mes résultats aux tests m’ont permis d’y arriver. Après ma formation, j’ai intégré le 1er régiment de chasseurs comme chef de char où je n’ai cessé d’évoluer. »

Un poste d’encadrement et de responsabilités

Au retour d’une opération extérieure, le jeune homme apprend qu’un nouvel escadron se crée dans son régiment et qu’il y a une opportunité pour lui. Il devient chef de patrouille, puis adjoint de peloton. « Je suis passé aux véhicules blindés légers, les missions ne sont pas les mêmes, mais c’est tout aussi passionnant. » Aujourd’hui, il seconde le chef de peloton. Ce qui veut dire qu’en son absence ou si cela s’avère nécessaire, le maréchal des logis Adrien peut être amené à commander le peloton, soit plus d’une vingtaine de militaires. Au quotidien, il est également un référent technique pour la gestion du matériel.

Et puis il y a les opérations extérieures (OPEX). Régulièrement, le maréchal des logis part en OPEX pour quatre mois. « Nous sommes projetables et projetés sur tous types de théâtres d’opération. Pour ma part, je suis déjà parti en Côte d’Ivoire et au Liban. Dans nos missions, nous sommes tous complémentaires. C’est ce qui fait notre force sur le terrain. Nous patrouillons pour sécuriser des zones, ou rechercher des indices sur les déplacements de l’ennemi. Nous faisons du renseignement pour guider les convois et nous venons également en aide aux populations locales. »

Des qualités et une ambition

Pour être un bon adjoint de peloton, il faut être autonome, réactif et disposer d'une capacité d’adaptation permanente. Et pourquoi pas aussi un peu d'ambition ? « Mon but, c’est de devenir chef de peloton. Il y a un examen qui est programmé dans mon cursus. C’est dans un an. Ensuite, en deuxième partie de carrière, j’aurai la possibilité d’instruire les futurs engagés, je pourrai aussi passer officier pour espérer commander un escadron. » Continuer à progresser, une évidence pour le maréchal des logis Adrien.

 



Devenez adjoint de peloton

Être adjoint de peloton, c’est une possibilité d’évolution qui est offerte aux sous-officiers. Pour le devenir, il faut donc passer par l’ENSOA (École nationale des sous-officiers d’active) à Saint-Maixent. Une fois formés au métier de chef de groupe, les jeunes sous-officiers ont la possibilité, comme le maréchal des logis Adrien, de rentrer à l’école de cavalerie de Saumur. Là, ils apprendront à devenir chef d’engin blindé (chef de char, par exemple). Avec quelques années d’expérience, il leur sera possible de devenir adjoint de peloton, grâce à une formation à la fois théorique et technique.

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Ce contenu a été réalisé par 20 Minutes Production pour L'armée de Terre