Certains deviennent comptables, boulangers, journalistes, ou électriciens. Mais ces jobs ne sont pas faits pour tout le monde. D’autres ont besoin d’un travail qui sorte de l’ordinaire, que l’on ne croise pas à tous les coins d’agence Pôle emploi. Un métier comme cela, comment le découvre-t-on?

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Quand Socrate disait «connais-toi toi-même», il ne pensait sans doute pas à son orientation professionnelle. Pourtant, parole de coach, il s’agit bien de la première étape pour découvrir un nouveau métier pour lequel vous êtes destiné. «Il faut avant tout comprendre ce qui fait sens pour nous au travail, à quoi on veut contribuer professionnellement», insiste Mathilde Forget, coach de vie et créatrice de la marque Bilan de sens.

«Trouver du sens»

Grâce à sa méthode, elle peut ensuite «en déduire un projet professionnel» selon ses dires. «Il y a deux options, soit le métier existe, soit il n’existe pas et on doit le créer.» L’approche de Jordane Zangueneh, n’est pas très éloignée de la méthode Bilan des sens de Mathilde Forget. Ce coach en reconversion professionnelle parle quant à lui de «connaître son câblage interne» et d’ «identifier ses leviers motivationnels». En substance, cela revient aussi à «comprendre ce qui est important pour soi, afin de trouver du sens à ce qu’on fait».

Ce travail de réflexion sur soi prôné par les deux coachs n’est que le début. Il doit servir à identifier un domaine de travail. Mais pour cela, des recherches sont inévitables, sur internet ou dans des livres spécialisés. C’est ce qu’a fait Romain Moussay, maître-chien dans l’armée pendant cinq ans, qui a décidé de devenir éducateur canin et comportementaliste-médiateur animalier. Lorsqu’il a voulu quitter l’armée, il ignorait que cela pouvait être un métier. «Arrivé à la fin de mon contrat j’ai fait des recherches sur Internet. Je savais qu’il existait des formations sur le comportement des chiens mais je ne savais pas que ça pouvait déboucher sur un métier comme ça».

Se rapprocher du milieu

Son regret, «le fait d’avoir fait ces recherches tout seul, sans être passé par des organismes ou des centres de formation». S’il avait contacté Jordane Zangueneh par exemple, ce dernier lui aurait sans doute conseillé de «repérer les tendances», dans le domaine qui l’intéresse. «A l’heure des réseaux sociaux, j’estime qu’on n’a plus d’excuse pour ne pas être en connexion avec des personnes qui ont un savoir et qui seraient enthousiastes à l’idée de le partager», tranche le professionnel. Cela fait partie de ce qu’il appelle «une enquête métier», et qui consiste donc à recueillir le plus d’informations sur un domaine pour mieux en identifier les besoins.


Même sans coaching, Romain Moussay a quand même eu du flair. «J’ai demandé à faire des stages dans des cliniques vétérinaires, dans divers secteurs qui touchaient au monde du chien», souligne-t-il. Et c’est comme cela, et grâce aux formations qu’il a suivies, qu’il est devenu éducateur et comportementaliste. Cela permettrait en outre de raccrocher avec la méthode de Mathilde Forget. Elle préconise de «commencer par des petits pas, expérimenter son projet pour voir comment on se sent avec». Il ne suffit par de découvrir un métier, encore faut-il être sûr qu’il vous corresponde!