Baby-sitter, facteur, serveur, etc. Si ces ex-emplois n’ont rien à voir avec le métier pour lequel vous postulez aujourd’hui, pas de panique, au contraire ça peut même vous servir!

Le secret réside dans l’illustration et la préparation

Pour convaincre un potentiel futur employeur, valorisez vos expériences passées. Pour cela, rien de mieux que de les décrire et de «les illustrer avec des exemples concrets», recommande Mila Elhamdi, coach en développement personnel chez MySuccess. Pour elle, l’objectif est que ça parle aux patrons: «En décrivant des projets réalisés et en les quantifiant, la personne en face se fera plus facilement une idée de la charge de travail.» Si on peut parler chiffre d’affaires, «on peut aussi s’appuyer sur les fiches métiers pour s’aider à bâtir un argumentaire», explique Jean-Louis Taty, conseillé à l’emploi à la Cité des métiers, lieu de ressources et de conseils pour les jeunes.

En entretien d’embauche, la modération est de mise quand on parle chiffre comme qualités. Pour éviter de tenir un discours décousu, Antoine Sauvageot, fondateur de MySuccess, plateforme de coaching professionnel en ligne, conseille aux candidats de s’entrainer, en amont, «à construire un argumentaire solide et cohérent tout en faisant preuve d’authenticité.» Le spécialiste ajoute: «On sélectionne quelqu’un pour ses compétences techniques, ensuite c’est la personnalité qui fait la différence.»

Saisir le bon moment et faire le lien

Modération, authenticité, pour Antoine Sauvageot: «Il n’y a pas de méthode parfaite, mais l’important est de toujours rattacher ses expériences à ce que dit la personne en face. Il faut saisir le bon moment pour mettre en avant ses compétences acquises et les placer de manière pertinente dans la discussion.» Développer les missions antérieures et les tâches réalisées représente le cœur de l’entretien «et débute en principe dès l’introduction», remarque Mila Elhamdi. Concrètement, il faut bien avoir en tête qu’un entretien «sert à préciser les qualités professionnelles et personnelles du candidat», synthétise Jean-Louis Taty, avant d’ajouter: «Toute expérience passée est utile à l’avenir professionnel, car elle a permis de développer des aptitudes.»

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«Les jobs insolites témoignent de la capacité d’adaptation»

Tout comme les expériences parallèles, qui n’ont pas de lien direct avec le poste espéré, mais qui sont gages de polyvalence et de dynamisme. «Aborder ce genre de travail permet aussi de rendre l’entretien plus humain, moins formel et d’ouvrir la discussion», selon Antoine Sauvageot. Mais est-ce toujours pertinent d’en parler? Pour Jean-Louis Taty: «On y fait référence si les compétences acquises peuvent servir pour le poste en question. Certains acquis peuvent être transférables, comme des connaissances en administration, en logistique, etc. Quant au bénévolat, il ne faut pas hésiter à le valoriser.»

De manière générale, les expériences insolites conduisent à un enrichissement personnel, et pour l’employeur: «Elles témoignent de la capacité d’adaptation.» Comme pour les autres jobs, tant qu’il y a un rapport et que vos qualités et compétences sont mises en exergue, pourquoi s’en priver?