La retraite? Sylvie Vartan ne connaît pas. A 71 ans, la chanteuse s’éclate au théâtre dans la pièce Ne me regardez pas comme ça!, fait le point sur cinquante ans de mode avec le beau livre Le Style Vartan (éd. La Martinière), et n’oublie pas son premier amour, la chanson. Dans son album Une vie en musique, elle reprend ses classiques dans les trois villes qui ont marquées sa vie: Sofia, Paris et Los Angeles. L’âge d’argent sied bien à madame Vartan, et elle nous le fait savoir même si sa vie d’artiste n’est pas toujours facile à concilier avec sa vie personnelle... Notamment à Noël!

Vous jouez actuellement dans Ne me regardez pas comme ça!, allez-vous poursuivre sur votre lancée théâtrale? Ou peut-être refaire du cinéma?

Le théâtre comme le cinéma passent d’abord par l’envie de quelqu’un d’autre qui vient vous proposer un sujet. Il faut que le script vous emballe, qu’il n’y ait pas d’hésitation. En ce qui me concerne, il faut que j’aie très envie de faire quelque chose pour m’y mettre. C’est ce qui s’est passé pour la comédie d’Isabelle Mergault: je n’ai lu que les cinquante premières pages, je ne connaissais pas la fin, j’ai dit oui. On a commencé les répétitions juillet pour un début en septembre! C’est venu comme ça, comme un beau cadeau.

A ce propos, y a-t-il un cadeau qui vous ferait particulièrement plaisir sous le sapin?

En général, ceux que m’offrent mes enfants m’enchantent. Que ce soit un mot, un dessin, n’importe quoi, tout ce qu’ils me donnent me plait. Ce qui m’importe ce ne sont pas les cadeaux, mais l’ambiance et la chaleur des contacts. Le dîner de Noël est déjà un cadeau en soi.

Et vous, qu’allez-vous offrir?

Pour les filles c’est très facile: un joli parfum, un livre… Alors que pour les hommes! (rires) Je mets le temps qu’il faut pour trouver, mais cette année je ne sais pas comment je vais me débrouiller, je n’ai pas le temps. Le temps qui manque, c’est toujours ça le problème. Avec la pièce, pour la première fois de ma vie je vais travailler à Noël! Je ne vais pas pouvoir organiser ma fête comme d’habitude.

Qu’allez-vous faire?

Depuis que je me suis remariée avec un américain, on fait le grand écart entre Paris et les Etats-Unis en permanence. On vit sur les deux continents, mais on a tendance à fêter Noël là bas. C’est toujours familial et amical, avec un bel arbre décoré. Cette année les enfants vont arriver des quatre coins du monde pour le fêter en plus petit comité à Paris. Ce sera magnifiquement joyeux!

Vous chantez que «l’amour c’est comme une cigarette», alors Noël c’est comme quoi?

Comme un feu d’artifice! C’est joli, joyeux et forcément en musique, avec un buffet ou une table joliment mise. Je trouve que le plaisir des yeux et de la table sont importants.

Pour les yeux justement, comment être La plus belle pour aller danser pour le réveillon?

On fait un petit effort vestimentaire, on ajoute un côté festif! Dans mes tenues de scène je me permets toutes les folies, ça correspond au spectacle. Mais dans la vie ce sera plus une tenue jolie et soignée comme une belle robe.

Si vous deviez chanter pour Noël, quelle chanson choisiriez-vous?

Une de mes préférées s’appelle Douce nuit, sainte nuit, elle est magnifique. Je la passe, ainsi que d’autres chants de Noël pour me mettre dans l’ambiance pendant les fêtes. Ca égaye l’atmosphère, c’est très chaleureux, doux et intime à la fois. J’aime beaucoup ça, d’ailleurs j’ai toujours voulu faire un album de chants de Noël!