Comment choisir son sapin de Noël?

Marius Blénet

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Chaque année la valse des sapins prend forme à chaque coin de rue.
Chaque année la valse des sapins prend forme à chaque coin de rue. — F. Bisson / Flickr

CONSEILS - Elément indispensable des fêtes, un beau sapin doit trôner dans le salon. Une productrice vous aiguille pour choisir l'arbre adéquat, et qui ne soit pas en plastique.

On ne va pas tarder à en voir apparaître aux coins des rues, sur les places ou dans les supermarchés. Le sapin est un produit qui ne se vend quasiment qu'au mois de décembre pour créer l'ambiance de Noël dans sa maison. Mais quand vient l'heure de le choisir, ce n'est pas une mince affaire. Dans un premier temps, tâchez de vérifier la fraîcheur de l'arbre. «Si un sapin perd ses épines c'est parce qu'il fane. S'il est frais il gardera sa vitalité plus longtemps», indique Fabienne Lamiche, productrice de sapins à Gressy, en Seine-et-Marne.

Rester vigilant

Dès lors, il faut tester les conifères en vente. «On peut leur secouer les branches pour voir si les épines tombent, ou même tirer directement une épine pour voir si la branche résiste», conseille la spécialiste. Vous pouvez aussi vérifier la provenance du sapin. S'il n'est pas produit en France, il aura voyagé et aura donc été coupé depuis déjà un bon moment.

Autre détail important, attardez vous sur le tronc de l'arbre. Les sapins sont fréquemment vendus avec des bûches en bois ou en plastique pour les faire tenir. «Mais pour insérer l'arbre dans la bûche on l'entaille... Ce qui lui fait perdre de ses économies de fraîcheur», précise Fabienne. Idéalement, elle conseille d'acheter un «pied à réserve d'eau». Même si c'est un investissement qui vous coûtera environ 25€, il a l'avantage d'être réutilisable chaque année et vôtre sapin pourra alors boire, et fanera donc moins vite.

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A chacun son type!

Selon le prix que l'on veut payer ou les caractéristiques que l'on recherche, il y existe trois principaux types de sapin en vente. Commençons par l'épicéa «qui perd ses épines mais dégage beaucoup d'odeur, ce qui plaît», détaille la productrice.

Ensuite il y a le Nordmann, «le plus vendu», qui vient des pays de l'est et du nord. Il est plus cher, n'a pas d'odeur, mais ses épines sont plus douces et elles ne tombent pas.

Enfin, on peut également s'orienter vers le Nobilis. Il est plus coûteux, car plus long et plus pénible à faire pousser. «Celui là, il dégage de l'odeur et ne perd pas ses épines. Pourtant, c'est le moins demandé», indique Fabienne.

Le prix de chaque arbre varie selon sa taille et sa qualité. Les plus recherchés sont les grands formats, «entre 1,80m et 2m, épais et touffus», note la spécialiste. A cette taille, un Nordmann coûtera environ 50€, le double d'un épicéa, qui se vend aux alentours de 25€. Pour le Nobilis enfin, il faut compter près de 60€.