Mobil’acteurs: les anciens participants roulent sur la bonne voie

Témoignages Deux anciennes participantes au défi Mobil'acteurs expliquent avoir changé leurs habitudes...

Louise Gully

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Désormais, Marine utilise son vélo dès que possible.
Désormais, Marine utilise son vélo dès que possible. — M. Rouault

Participer à l’opération rennaise Mobil’acteurs, c’est accepter de laisser sa voiture au garage pendant deux semaines. Si le défi était temporaire, Sabrina et Marine en ont depuis fait leur mode de vie.

«Il suffit de s’organiser un peu pour remplacer son auto»

Sabrina est désormais adepte de la voiture partagée. Ici avec son groupe de covoitureurs.
Sabrina est désormais adepte de la voiture partagée. Ici avec son groupe de covoitureurs.

Pour se déplacer, l’une fait de l’auto partage et l’autre prend son vélo. «Depuis Mobil’acteurs, je fais du covoiturage pour aller au travail car c’est convivial et rentable. J’ai économisé 50€ en deux semaines durant l’opération et désormais j’économise 100€ chaque mois», explique Sabrina Leray, responsable du service de production bancaire à la Banque Populaire de l’Ouest et ex mobil’actrice de l’édition 2016. 30 kilomètres séparent son domicile de son travail, et pour elle, la voiture reste le plus rapide: «J’ai d’abord essayé de tout faire en transport en commun, mais il fallait que je prenne le train puis le métro puis le bus. Je mettais 1h30 au lieu de 30 minutes. Pendant le défi, j’ai aussi tenté de remplacer le bus par le vélo et j’ai testé les voitures électriques, mais il n’y a pas de bornes en dehors de Rennes», raconte la Bretonne.

Marine (en noir) et les sept autres participants à la première édition de Mobil'acteurs.
Marine (en noir) et les sept autres participants à la première édition de Mobil'acteurs.

Résidant quant à elle à 10 kilomètres de son bureau, c’est le vélo qui s’est imposé pour Marine Rouault, mobil’actrice de la première heure en 2014: «Pendant l’opération, je faisais beaucoup de covoiturage et un peu de vélo électrique. J’ai continué sur cette voie puisque maintenant je vais au travail en VTT.» La conseillère en banque a tout de même du revoir un peu son mode de déplacement: «Depuis que j’ai un enfant, je dois reprendre la voiture de temps en temps. Je compose en me déplaçant trois jours par semaine en voiture et deux jours par semaine en vélo. Je prends aussi un peu les transports en commun.»

Pour les deux Rennaises, «il suffit de s’organiser un peu pour remplacer la voiture.» Le défi Mobil’acteurs aura été «très pratique pour tout tester et trouver le mode de transport le plus adapté», commentent-elles.

Partager sa conscience écologique

Les participants à l’opération sont devenus «acteurs de la mobilité et sensibilisent leur entourage au respect de l’environnement», remarque Maryline Hamon, chargée de mission Conseil en mobilité à Rennes Métropole. En effet, nos deux Bretonnes roulent pour le vert: «Avec mon conjoint, on partage les trajets domicile/travail», illustre Marine. De son côté, Sabrina va encore plus loin en organisant un défi Mobil’acteurs au sein même de son entreprise: «Une centaine de collaborateurs ont participé et on a économisé 1,5 tonne d’émission de CO2», se félicite la banquière. Des mobil’actrices qui montrent la bonne voie.

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