Train, métro, VTT… Les avantages chiffrés des transports alternatifs

bouger Le vélo a de nombreux avantages chiffrables pour la planète et la santé, tout comme d'autres types de transports...

Louise Gully

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Faire du vélo est bon pour le corps et pour l'environnement.
Faire du vélo est bon pour le corps et pour l'environnement. — M. Gile/SIPA

Moins de gaz, plus d’air! A la fois propres et économes, on voit mal ce qu’on pourrait reprocher aux alternatives à l’automobile. D’autant que les chiffres sont éloquents. Jugez-en plutôt.

Remplacer sa voiture pour l’environnement

Les transports sont le premier secteur émetteur de dioxyde de carbone (CO2) en France. Pour Jacques Le Letty, chargé de mission à la Maison de la consommation et de l’environnement à Rennes, il existe une multitude de solutions pour remplacer son véhicule: «On pense d’abord au vélo et à la marche mais il y a aussi le métro, le bus, la patinette électrique, le gyropode, etc.» Deux millions de vélos et près d’un million de trottinettes sont d’ailleurs vendus chaque année en France, tandis qu’environ 14 000 monowheels ont trouvé acheteurs depuis 2015. Des alternatives insuffisantes puisque la voiture reste la grande favorite en enregistrant 8 déplacements sur 10, selon un rapport d’Eurostat, la direction de la Commission européenne chargée de produire les statistiques de l’Union Européenne. Loin derrière, le vélo ne représente, quant à lui, que 3% des déplacements dans l’hexagone, si l’on en croit le site de la Fédération française des usagers de la bicyclette.

Quand le trajet s’avère un peu long ou trop ardu pour enfourcher sa bicyclette, il reste l’alternative des transports en commun, eux aussi peu polluants: «Une automobile diesel émet en moyenne 127 grammes de CO2/km alors que le TGV dégage 3,2 kilogrammes de dioxyde de carbone/km et les trains “classiques” 11,8», relève le site d’informations et de conseils pour respecter l’environnement Consoglobe. Sachant qu’un train à grande vitesse peut transporter près de 1 000 personnes, la voie du rail reste globalement la plus écolo. «Le métro électrique produit une faible émission de gaz à effet de serre comparé au bus qui fonctionne au diesel», ajoute Jacques Le Letty. En effet, le métro électrique génère en moyenne 3 grammes de C02/km. Même à essence, le transport collectif reste à préférer à l’auto individuelle puisqu’un autocar transporte l’équivalent de 30 voitures en nombre de passagers pour des renvois de CO2 à peine supérieurs (130 grammes/km en moyenne). Côté habitudes, l’autocar, le trolley et le bus représentent 8% des déplacements et le train 9%.

Laisser son auto permet de faire plus d’exercice

Si les transports alternatifs permettent de faire un geste pour la planète, ils garantissent aussi plus d’efforts physiques. Eh oui, que ce soit pour aller prendre le train ou le bus, il faut bien se déplacer jusqu’à la gare ou l’arrêt. «L’OMS recommande 30 minutes d’activité physique par jour qu’on peut aisément atteindre grâce au vélo», explique Olivier Schneider, président de la Fub. Il ajoute: «En matière de sécurité sociale, on économise 5 milliards d’euros par an grâce au vélo.»

Le mode de déplacement développe les compétences motrices et les personnes circulant en bicyclette améliorent la sécurité perçue dans les rues, selon un bilan de la Fédération européenne des cyclistes. La sécu n’est pas la seule à réduire ses dépenses puisqu’une voiture coûte en moyenne 400 euros par mois à son propriétaire. «Si on s’en passe, on gagne donc en pouvoir d’achat», remarque le cycliste convaincu. Quant aux infrastructures cyclables, «elles ne coûtent pas cher aux collectivités comparées au reste de l’immobilier urbain.» De quoi convaincre tout le monde d’embrasser les modes de transports alternatifs même si le nombre de voitures neuves vendues en France en 2016 atteint les 2 millions, soit 98 000 ventes supplémentaires par rapport à 2015.