FORMULE 1 -  Après une saison 2012 délicate, Romain Grosjean est passé à la vitesse supérieure. Cette année, le pilote a enchaîné les belles performances et s'est hissé à la septième place du championnat du monde.

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Quand est née votre passion pour le sport automobile ?

Mon père était passionné. Un jour, je l’ai accompagné sur le circuit de Dijon-Prenois, je devais avoir 9 ou 10 ans. En voyant les voitures je suis tombé amoureux du sport.

Au point de quitter les tribunes pour prendre le volant ?

J’ai eu la chance que mon père puisse m’offrir un kart. J’ai adoré ça. On allait en faire sur le circuit de Scientrier à 15 minutes de Genève (où il a passé son enfance). Après j’ai voulu faire de la compétition, devenir pilote. Mon père m’a dit « ok », mais seulement si je travaillais mieux à l’école. J’ai tenu ma parole, je n’ai pas lâché et j'ai obtenu l’équivalent d’un Bac scientifique en Suisse.

L’année dernière a été celle de votre première saison complète en Formule 1. Avec quelques difficultés...

Sur un départ de Formule 1, vous n'avez que quelques centièmes de secondes pour prendre une décision, bonne ou mauvaise. Enormément de choses entrent dans l’équation. il ne s'agit pas seulement de respirer ou d’être zen au départ. Il faut savoir aller très vite tout en étant calme et réfléchi. Et ça, c’est quelque chose qui n’est pas inné chez l’humain. Il faut le travailler, ça s’acquiert avec l’expérience. Je n’ai pas vécu des moments toujours très drôles. Avant, je prenais les mauvaises décisions mais cela se jouait à quelques millièmes de secondes.

Selon l'avis général, vous avez franchi un palier cette saison. Comment évolue-t-on pour être meilleur ?

Ce n’est plus ma première année en Formule 1. J'ai travaillé sur moi, et je vais continuer dans ce sens car c'est aussi grâce à ça que je m’améliore. J’ai engrangé de l’expérience. Aujourd’hui la situation est bien plus agréable, mais elle n’est pas venue en claquant des doigts. Cela prend beaucoup de temps, d’énergie et de détermination.

Quelle est votre ambition pour la suite ?

Devenir leader de l’équipe me tente (son coéquipier Kimi Raïkonnen va quitter la team), d'autant plus que je n'ai jamais caché mon ambition de devenir champion du monde un jour. Et pour y arriver, il faut être numéro 1 de l’équipe. Cela fait deux ans que l’on travaille ensemble, je nous connais bien et on fait de très belles choses. Je suis dans une équipe qui a envie de progresser et qui y parvient. Elle a été championne du monde il y a une dizaine d'années, donc elle sait y faire.

Propos recueillis par Julien Kauffman

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