SPORT AUTOMOBILE - Les voitures, c'est souvent une affaire de mecs... Mais parfois, on trouve un peu de tendresse dans ce monde de brutes. C'est ce que prouve Lucile Cypriano, 17 ans, au volant de sa F4.

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Comme beaucoup d’apprentis pilotes, c’est sur un karting que Lucile Cypriano a commencé. « Mes parents ont ouvert une piste de karting a Reims. J’ai testé et ça m’a plu tout de suite », explique la jeune fille. Surpris, ses parents lui découvrent des facultés pour la conduite, son père décide alors de lui acheté un mini kart, elle n'a alors que sept ans. très vite, elle montera en catégorie et participera à des Championnats de France.

Une fonceuse à l’école des pilotes

À 12 ans, elle rejoint la Sport Académie du Mans (école de conduite de la FFSA) dans la catégorie 10-15 ans et intègre le Pôle Espoir, qui équivaut à une formation scolaire type sport-études. « Je suis dans une classe de sportifs, on a donc des horaires aménagés. On finit les cours plus tôt pour avoir la possibilité d’aller à l'entraînement. »

Aujourd’hui, la jeune fille est en classe de 1ère STMG et court sur une F4, monoplace aux allures de F1. Mais elle parle déjà de sa saison comme une véritable professionnelle. « Cette année a été plutôt compliquée. Je suis arrivée avec très peu de roulage et peu d'entraînement. Dans ces conditions, c'est compliqué d’être performant ».

Pas de permis, mais beaucoup d'espoir

Bien qu'elle n'ait pas encore son permis de conduire classique, Lucile Cypriano justifie de 10 ans de pratique. Avec des idoles comme Ayrton Senna ou Danica Patrick, et son expérience, elle se permet de rêver de podium et de Formule 1.

Considérée comme l’un des grands espoirs du sport automobile français, la demoiselle est aujourd’hui dans les meilleures conditions pour aller au bout de son ambition. « Mon rêve c’est d’être pilote de F1, de vivre de ma passion. Ce qui me plaît c’est l’adrénaline, la vitesse, la compétition, le fait de se battre au dixième près. Il faut vraiment que je mette toutes les chances de mon coté si je veux y arriver car on ne me donnera pas plusieurs essais ».

Lucile ne se fait, par ailleurs, aucune illusion sur la difficulté d’arriver au sommet. « L’automobile dépend beaucoup de l’argent. Si on a peu de budget, c’est compliqué d’aller dans les niveaux supérieurs. La seule chance qu’on ait est de se faire repérer et sponsoriser par une écurie. »

Julien Kauffman

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